David Chiesa
Travaillant depuis 1997 sur la notion d'improvisation, David Chiesa nourrit son travail de la relation aux
autres pratiques artistiques : la danse (avec Fine Kwiatkowski, Marie Cambois, Véronique Albert, Yukiko Nakamura, Masaki Iwana...), la poésie (avec Ly Thanh Tien, Charles Pennequin), le cinéma
expérimental (avec Xavier Quérel, Gaëlle Rouard), la lumière (Christophe Cardoen, Sébastien Perroud, Julien Lobbedez...). Ses interrogations portent sur la matière du réel et l'individualité dans
l'improvisation. Après avoir participé à l'aventure du réseau d'artistes La Flibuste, il est membre
co-fondateur de l'association Le Clou engagée dans la réflexion et la diffusion des pratiques de l'improvisation. En tant qu'improvisateur, il participe à de nombreuses rencontres et multiplie
les collaborations sur le long terme avec des musiciens tels que Jean Luc Guionnet, Mathieu Werchowski, Jean-Sébastien Mariage, Anne Julie Rollet... Il a joué en Europe, aux États Unis, au Liban,
en Afrique, au Japon, en Estonie.
Etienne Roux
Dès la petite enfance, il se trouve bercé par un bain musical quasi permanent. Profitant des projets dans
lesquels son père, Sylvain Roux, l’insère avec son frère aîné Romain, il navigue entre musiques traditionnelles, harmonies de village et performances sauvages ! Il pratique le piano et la
clarinette à l’Ecole Nationale de Musique de la Dordogne. Déçu par l’enseignement classique, il dévie ostensiblement vers les musiques actuelles en apprenant la batterie au sein d’Overlook. Tout
ceci l’amène naturellement à fréquenter, pendant plusieurs années, les stages des Imagin’actions Educ’actives de la Compagnie Bernard Lubat lors des festivals d’Uzeste Musical. Ses valises sous
le bras, il part, pour la Bretagne, travailler au Centre de Découverte du Son où il se perfectionnera, pendant près de trois ans, en musique verte, organologie et montera des animations d’éveil à
l’écoute qui aboutiront à la création de son spectacle solo : L’explorateur sonore.
Jean-Luc Cappozzo
Après avoir débuté la trompette dans l’Harmonie de sa ville natale,Belfort, il
travaille conjointement le jazz et la musique classique. Puis une rencontre avec l’accordéoniste diatonique, Serge Desaunay, lui fait pratiquer aussi la musique traditionnelle. La rencontre en
1984, avec Dizzy Gillespie, qui l’invite à participer à son concert, est déterminante. Il obtient en 1988, le Diplôme d’Etat de professeur de jazz, et enseigne alors l’improvisation dans la
classe de trompette du CNSM de Lyon. Il participe à différentes formations du collectif de musiciens de l’ARFI. Il fait partie du quintet “ L’Affrontement des Prétendants ” de Louis Sclavis
et du Grand Lousadzak de Claude Tchamitchian. Il joue dans le quintet “ Pentacle ” de Sophia Domancich, le quartet de Denis Fournier et le quintet “ Fragments et suite lyrique ” de Joëlle
Léandre. Il crée un quartet avec Jean Aussanaire, Rémi Charmasson et Bernard Santacruz et une pièce musicale, « Du vent chez Johannes », avec le quatuor à cordes Johannes. Il
rejoint, en 2005, l’orchestre mythique européen : le Globe Unity Orchestra. Il se produit avec le trio “ Apollo ” et compose divers duos avec les contrebassistes Joëlle Léandre ou Eric
Brochard, la chanteuse Géraldine Keller, le batteur Paul Lovens, le tubiste Michel Godard, le pianiste Umberto Petrin et les trompettistes Axel Dörner ou Herb Robertson.
Grâce à sa puissance, son imagination, sa sonorité magnifique, la clarté de son phrasé, Jean-Luc Cappozzo est aujourd’hui l’un des trompettistes incontournables de
la scène européenne.
Patrick Vaillant
Il est le chef de file du Front de Libération de la Mandoline. Son bagage traditionnel, son goût de l’improvisation, une inspiration traversée de Méditerranée et de jazz, l’originalité de son jeu comme de ses
compositions, ont fait de lui un mandoliniste internationalement reconnu. Pionnier de la recherche et de la relecture des musiques traditionnelles, son chemin d’instrumentiste autant que de compositeur ou d’arrangeur illustre la continuité entre ce terrain d’ancrage et des horizons multiples et
ouverts : la chanson, les musiques improvisées, les musiques méditerranéennes, le ballet, le théâtre...Son parcours transversal le
mène vers les scènes jazz et classiques autant que vers celle des musiques du monde.Il a fondé le Melonious Quartet, premier quatuor de mandoline moderne en France. Il est directeur artistique de la compagnie Mandopolis. Il a joué sur disque ou sur scène avec, entre autres, Riccardo Tesi, Jan-Maria Carlotti, Michel Marre, Gianluigi Trovesi, Jean-Jacques
Avenel, Joël Allouch, Barre Phillips, Gabriele Mirabassi, Bijan Chemirani, Gérard Pansanel, Claude Barthélémy, Fred Monino, Jacky Micaelli, Daniel Malavergne, Manu Théron, Serge Pesce,
Patrice Héral, Michel Benita, Philippe Neveu, Roland Conq, Marco Cesar, Beppe Gambetta, Alain Blesing, Senem Diyici, André Ricros, Alain Gibert, Kepa Junkera, Nando Citarella...
Luc Baron
Professeur de voix et thérapeute, chanteur et improvisateur, Luc Baron a suivi les enseignements du Centre
Artistique International Roy Hart, spécialisé dans le travail sur et avec la voix, et du Centre Aquitain de Relaxation en Sophrologie (qui se réfère à l’enseignement d’Alphonso Caycedo). Il anime
depuis 20 ans des séances individuelles de pratiques vocales, dont la vocation est artistique et thérapeutique, ainsi que des stages d’expression vocale axés sur l’improvisation, le chant, la
lecture vivante. Ses recherches sur l'improvisation vocale l'ont conduit à travailler avec des artistes tels que Beñat Achiary, Dominique Regef, José Le Piez...

Pascal Lefeuvre
Il y a deux aspects dans la figure de ce musicien français. Sa grande qualité
comme interprète de musiques si dissemblables apparemment, pour le moins, chronologiquement différentes, que sont la musique médiévale et contemporaine, et sa capacité comme directeur
artistique à concevoir des projets nouveaux et uniques en leurs genres. L’intérêt de tous ces travaux réside aussi dans l’utilisation inhabituelle de l’instrument. Lefeuvre est un des interprètes
viellistes les plus importants dans le panorama musical mondial. Son étude rigoureuse de la vielle a supposé un nouveau concept de l’instrument et son adhésion à la musique contemporaine. Il
commence en 78 avec la création du duo, trio “Le Meur/ Lefeuvre / Bossoutrot”, ou on dénote déjà la recherche d’un répertoire moderne pour la vielle, et qui va se réaliser dans d’autres
formations qui naissent au début des années 80 : “NOÉ jazz trio”, où la vielle est leader et soliste dans un trio jazz. En 1986 il fonde, avec Maurice Moncozet, l’un des groupes les plus
importants et rigoureux dans le traitement de la musique médiévale “l’Ensemble Tre Fontane”, qui réalise en 1998 le spectacle “Luz de la Mediterranìa”, avec l’ensemble Eduardo Paniagua. La
création en 1992 du “Viellistic Orchestra” (huit vielles, contrebasse, percussions), dont il est directeur, suppose un nouveau chemin dans la valorisation de l’instrument. Aujourd’hui, cet
orchestre insolite a enregistré 5 disques (tous sous le label “Alba musica”, fondé en 93 par Lefeuvre). Depuis son premier volume “1000 ans déjà !, sur lequel on peut écouter un répertoire allant
de mélodies médiévales et de fortes consonances arabo-andalouses aux adaptations des duos de violon de Bartok (adaptations déjà réalisées en 84 avec le duo Regef / Lefeuvre), jusqu’à son ultime
et récent travail discographique (un enregistrement réalisé au cours de la tournée de cet orchestre au Japon), la discographie de cet orchestre est une consultation obligatoire pour entrer dans
le répertoire de la vielle. Les arrangements et les adaptations surprenantes de Lefeuvre parviennent à créer un maximum de cohérence à ces cinq disques qui contiennent des répertoires,
apparemment aussi dissemblables, que la musique médiévale ou baroque et des partitions contemporaines de S. Yoshida, J. Marc Padovani, V. Clastrier ou P. Lefeuvre. Sa qualité d’interprète s’estime d’une façon exceptionnelle dans tous ses projets discographiques en formation de duo ou trio. Avec Erik Baron, il a enregistré en 1995
“Tierkreiss”, prodigieuse adaptation d’une composition de K. Stockhausen pour vielle et basse électrique. Avec G. Kurtag en 1996 “Premiers pas”, une rencontre entre l’univers électroacoustique
des synthétiseurs de Gyorgy Kurtag et le traitement sonore de Pascal Cacouault, et d’un instrument millénaire comme l’est la vielle. Un disque dense et suggestif qui crée un univers sonore très
personnel. Avec Luis Delgado il réalise en 1997 “Sol y Sombra”, un enregistrement qui s’attache à l’univers arabo-andalou qui intéresse tant ces deux interprètes et en 2002 avec le chanteur
marocain El Arabi Serghini Mohamed avec “Ryad al hubb”. Depuis 2003, il a créé Trob'Art Project, joué en duo avec Michel Macias, German Diaz, Carlinhos
Antunes, Driss el Maloumi…Aujourd’hui, P. Lefeuvre consacre son étude à de nouveaux programmes, nouvelles musiques en duo avec Thomas Bienabe, trio avec L'ensemble Tre Fontane, - trio Ch'Oc
- en quintet avec son nouveau groupe Zanzibar Cie ; Rencontres, voyages multiples qui ont en commun la recherche d'expressions nouvelles pour l'instrument à travers et au service de
nouveaux répertoires et compositions ; sans oublier - élément fondamental pour bien comprendre l'artiste - la notion de plaisir et de partage.

Chris Martineau
Elle traverse les écritures contemporaines, en tant qu’interprète,
improvisatrice, et dans un travail de composition. Elle explore la matière des sons et des mots souvent en résonance avec des architectures et paysages. Son fil musical l’a conduite
du classique à la musique contemporaine et électroacoustique. Les musiques traditionnelles ont toujours également nourri son jeu musical (enfance au pays basque, rencontre avec des musiciens
irlandais, hongrois, indiens…étude de différentes techniques de cordes, et de chant). Elle a été la partenaire de jeu de Benat Achiary dans les années 80. Elle est en 87 la
cofondatrice d’Eclats (Bordeaux)(action pédagogique).Depuis 1994, elle a interprété au sein de la compagnie lyrique Le Grain et sous la direction de Christine Dormoy, deux créations autour des
musiques de Scelsi (Octologo, Khoom), Concertino pour trio de clowns (musique M.Musseau), l’opéra Vertiges (musique JP Drouet et texte de P Kermann), Philophonie (textes philosophiques et
musiques improvisées) puis Ajour de V. Novarina (avec une commande musicale pour alto et voix, création festival d’Avignon 2007 dans la Cave du Pape de la Chartreuse). Elle est
également membre de plusieurs ensembles comme le quatuor d’improvisation Lux Nox Mix (Bordeaux-Budapest) du groupe d’intervention de lecture Mon Beau Miroir, des duos Barkatu Bartok et Les
Fleurs de Bach, d’un collectif de clowns, de la compagnie du sculpteur Denis Tricot (Danse et Orgue de bois). Elle compose pour la scène, l’image, des jardins, des
grottes…

Julie
Läderach
Violoncelliste de formation classique avec une spécialisation en musique contemporaine (Conservatoire de
Luxembourg, Géorgie, Lettonie et Bordeaux) elle est dans une démarche de création et s’est tournée vers le spectacle vivant en associant le violoncelle aux différents arts de la scène. Elle
inclut dans son travail le rapport corps-espace, corps-musical, corps-instrument et corps en mouvement. Elle a travaillé avec différentes formations et mène concerts et performances avec des
collaborateurs à Bordeaux aussi divers que Musique de Nuit, la compagnie Intérieur Nuit, le Bordeaux Jazz Festival, Théâtre des Tafurs, ou encore l’Institut Culturel Basque, ou des
musiciens géorgiens. Depuis 2006, elle joue dans le duo Les Fleurs de Bach avec Chris Martineau, avec une création jeune public à l’Opéra de Bordeaux en 2010. Elle est membre-fondatrice
du collectif Les Imprévisibles, rencontre d’artistes musiciens, danseurs (Amsterdam, Zagreb et Bordeaux) réunis par la pratique de l’improvisation en spectacle. En 2009 elle est invitée
en Croatie avec la danseuse Julie Oosthoek pour un workshop autour de l’improvisation. Elle joue avec le Théâtre du Phare La mort du Roi Tsongor, une adaptation du roman de
Laurent Gaudé pour un conteur et une violoncelliste. Au pays basque, elle joue avec la compagnie Lagunarte pour le spectacle Dong ! et dans le duo
Bihauri avec la chanteuse Maddi Oihenart (2009, Festival de Batumi en Géorgie). Elle participe à la musique du film My son my son what have ye done de Werner Herzog
composée par Ernst Reijseger à Amsterdam en 2009. En 2010, elle écrit en collaboration avec Soslan Cavadore accordéoniste, la musique du spectacle Les Fidèles, création au TNBA. En 2010
elle crée un solo AVc ou le petit théâtre sonore et privé de Rebecca Van Stahl au Musée des Abattoirs à Toulouse avec Stéphane Roussel. Basé sur un langage en filiation direct avec le
théâtre musical de Mauricio Kagel mais nourri d'un champ lexical nouveau, AVc fait interagir musique visuelle et image sonore, donnant lieu à un véritable happening concertant. A
venir, une création avec la Compagnie 1057 roses : poésie et théâtre d’objets.
Michel Macias
Près de
40 ans au service du piano à bretelles à jouer toutes les musiques qui lui passent par les oreilles, classique, jazz, rock, traditionnelle, populaire etc., Michel Macias est un musicien curieux
et passionné, sensible et virevolté, admiratif du swing ravageur d’Eddy Louiss, compositeur à ses heures, improvisateur acharné, surtout depuis sa rencontre, dans les années 80, avec Bernard
Lubat et de la folie magique d’Uzeste Musical. Tant d’années à faire danser les gens l’ont conduit irrémédiablement à jouer, en 1993, avec Didier Roussin, guitariste attitré de Jo Privat, et
toute l’équipe de Paris Musette. Accompagnateur discret et efficace du talentueux comédien Philippe Caubère dans « Le Fou » d’Aragon, il promène, avec aisance, ses boutons de nacre là
où on le demande : Christian Vieussens, Jean Mouchès, Eric Lareine, Les Manufactures Verbales etc. Après avoir créé plusieurs formations à géométrie variable qui sont toujours
d’actualité, il propose, désormais, un concert solo dans lequel il expose sa nouvelle pensée musicale, entre composition soignée et improvisation débridée !

Jérôme Martin
Coiffeur batteur de 1976 à 1990, parcours hétéroclite, pour ce musicien qui
bascule du rock au jazz en passant par la musique traditionnelle: Jazz Chamber Orchestra, Michel Macias quartet, L'Occidentale de fanfare.En 1990, il découvre les joies de l’improvisation
théâtrale et du spectacle de rue, (Héros Multicartes, Ligue d’improvisation). Parallèlement, il se familiarise avec l’univers du clown et du théâtre en participant à différents stages de
formation: Théâtre des Chimères, Les marches de l’été, le Bataclown, Django Edwards, Karina Bonan.Il intervient en clown dans différents contextes musicaux, (Denis Gouzil Trio, Abracadaband, Cie
Lubat).En 1994, il participe à la création du Trio Catastrophe, et se produit comme clown de reprise à la CIRCA d'Auch en 95 et 97(festival de cirque).Une réflexion sur la musique et le clown
l’amène à créer, avec Sylvain Roux, deux spectacles de théâtre burlesque musical:1995 La Conférance, mise en scène Cathy Drixel et 2002 Tékitoi, mis en scène par Gilles Defacque (théâtre du
Prato). En 1998, il achète un accordéon et imagine le spectacle solo d’un homme orchestre loufoque: Mr Martino et son jâze où il découvre le plaisir de la tchatche et du chant!… Sa passion pour
les mots, le besoin d’écrire de se raconter, de dévoiler un univers personnel s’impose, et il crée en 2003: Les Rois de la Danse, trio de chanson française…Quelques mises en scène jalonneront
parallèlement toutes ces rencontres artistiques et créations.En 2005, il crée MarTintouSeul, mis en scène par C. Ducau-Martin, pour mélanger l’humour et la chanson ou simplement inventer un autre
univers.En 2007, un spectacle pour enfants voit le jour, autour de la chanson et du clown: L’Insticonteur, mis en scène par C. Andral de la Cie Bougrelas avec qui il intervient sur quelques
projets.Roland Bourbon l’invite sur certains spectacles de la Cie Fracas (Orlando Furioso, Le royaume de la viande, les 10 ans de Rock et Chanson).Jérôme Martin développe depuis de
nombreuses années, dans plusieurs disciplines, les rencontres improbables et surprenantes où il peut, à sa guise, malaxer les genres et les moyens de s’exprimer…

François
Rossé
Compositeur et pianiste , il obtient le 1er prix au Conservatoire de
Strasbourg (piano) puis 1ers prix d'écriture, d'analyse et de composition au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (classe d'Olivier Messiaen et de Betsy Jolas). Il est
aussi lauréat de nombreux et prestigieux prix (2nd prix au concours national "musique et informatique" présidé par Iannis Xenakis, lauréat au Concours International de Composition de la
Hochschule der Künste de Berlin puis au concours international "Aperto" de Bucarest, Prix National de la Sacem 1994 pour l'ensemble de sa production…etc. En 2004, son répertoire
se porte à plus de 400 oeuvres jouées sur le plan international par des formations réputées (New Ensemble de Shanghai, Nouvel Ensemble Moderne de Montréal, Ensemble "COmet" de Tokyo, Ensemble "Oh
Ton" en Allemagne, Orchestre National de la Radio-Télévision Roumaine, Ensemble "Oggi Musica" de Lugano… et en France, les ensembles 2e2m, Itinéraire, Laborintus, Ars Nova, Proxima
centauri, Nouvel Orchestre Philharmonique de la radio, O.N.B.A. de Bordeaux, Philharmonique de Lorraine, Orchestre de Poitou-Charentes, Orch. Philharmonique de Brandebourg etc…). Son oeuvre et
ses expériences sont particulièrement différenciées (des formations classiques aux musiques urbaines) mettant en confrontation diverses cultures, environnements sociaux (importante proposition à
Ile de le Réunion confrontant créoles, jazz, musiciens classiques, oeuvre pour camions de pompiers et saxophonistes en improvisation etc.).Son engagement à travers les musiques improvisées ouvre
ses rencontres sur des mondes poétiques aussi divers que ceux proposés par Mixel Etxekopar, Benat Achiary, Carlo Rizzo, Franswa Baptisto, Sylvain Kassap, Kent Carter, Etienne Rolin, Georges
Petit, Barre Philipps, Denis Badault, Marc Steckar, Claude Barthélémy, Sylvain Roux, Jean-Marc Montera, l'ARFI (Chariv'arfi 2002), le groupe de Rock "Bordeaux Intensive" au festival "Alternativa"
de Prague, les rencontres d'Uzeste, etc… ainsi que des collaborations avec d'autres espaces artistiques, des chorégraphes (Cie Jackie Taffanel, Florence Peyramond…), plasticiens (Françoise
Cordier, Erwin Heyn…), acteurs (Théâtre des agités de Poitiers, Nathalie Boitaud (Uzeste)…, poètes (Drapiers de Strasbourg, Francis Coffinet…) et cinéma (Festival International du Film d'Aubagne,
Base sous-marine de Bordeaux…).Il est régulièrement invité en tant que compositeur et improvisateur par des structures renommées : Conservatoire Royal de Liège, Conservatoire de
Moscou, Conservatoire de Bâle, Hochschule der Künste de Berlin, North-western university de Chicago, Universités de Montréal, Edmonton et Sudbury, Conservatoires Nationaux Supérieurs de Musique
et de Danse de Paris et de Lyon et de nombreux conservatoires en France.

René Martinez
Originaire des Hautes-Pyrénées, René Martinez a débuté sa carrière de beau
parleur dans l'enseignement. Biologiste, pédagogue, auteur de plusieurs histoires publiées aux Editions Milan, il se décide enfin à raconter -des contes traditionnels ou ses propres histoires-
seul ou avec Bernard Lubat, François Rossé, Mixel Etxecopar, Louis Sclavis ou... Sylvain Roux.

Etienne Rolin
Compositeur d’origine américaine, élève de Nadia Boulanger, il cache sous un
éclectisme bariolé une fidélité sans faille aux musiques vivantes alliant l’écriture à l’improvisation. C’est ainsi seulement qu’on peut comprendre sa trajectoire étonnante du pop au baroque et
du jazz au contemporain. Il effectue ses études universitaires à San Francisco, obtenant des diplômes en Musique et en Philosophie. C’est en 1974 qu’il choisit la France afin de poursuivre ses
études auprès de Nadia Boulanger, Olivier Messiaen, Iannis Xenakis, Ivo Malec et Franco Donatoni. Depuis 1985, il occupe le poste de Professeur d’analyse musicale au Conservatoire National
de Région de Bordeaux ; il y dirige également la classe de musique improvisée. De 1985 à 1995, il est responsable de l’atelier jazz au Conservatoire de Montauban. Intervenant pour la
préparation aux diplômes d’Etat, il effectue des stages dans plusieurs CNR : Bordeaux, Aix en Provence, Metz, Strasbourg… Compositeur en résidence à l’Université de Poitiers
(1996-1997), il est auteur de près de 300 œuvres comportant un important catalogue de pièces didactiques d’initiation aux langages actuels. Il est régulièrement invité à concevoir des cartes
blanches ou des résidences de création ( Colmar, La Rochelle, Tarbes, Niort…). Ses œuvres sont commandées par des formations prestigieuses : l’Ensemble 2E2M, Accroch’Note, l’Ensemble
Intercontemporain, Ars Nova et sont diffusées dans divers festivals en France et à l’étranger. Depuis, 1988, il utilise ses propres tableaux au sein de projets pluridisciplinaires intégrant la
musique à la danse, la peinture, la poésie et le théâtre. Il expose à Bordeaux, Berlin, Chicago, Edinburgh, Washington… Il réalise plusieurs partitions chorégraphiques pour la Compagnie
Marie-Jo Huchet, collabore étroitement avec l’écrivain et comédien Daniel Crumb, et joue, notamment, avec François Rossé, Louis Sclavis, Vinko Globokar, Daniel Humair, Antoine Hervé, Kent Carter,
Bruno Maurice, Mieko Miyazaki…

François Corneloup
Saxophoniste autodidacte, il débute à l’âge de 16 ans dans des ateliers
d’improvisation et participe, de 1985 à 1992, à la grande aventure de la Compagnie Bernard Lubat, aux côtés, entre autres, d’André Minvielle, Patrick Auzier et Laure Duthilleul. Il cofonde, en
1990, le collectif Incidences avec, notamment, Michel Godard, Jean-Marc Padovani, Sylvain Kassap, Dominique Pifarély… En 1995, il crée son premier quartet avec Rémy Chaudagne, Manuel Denizet et
François Raulin et, l’année suivante, un trio avec Claude Tchamitchian et Eric Echampard. Il joue également, dans diverses formations, avec Médéric Collignon, Yves Robert, Marc Ducret, Daunik
Lazro, Bruno Chevillon, Hélène Labarrière, Claude Barthélémy, Louis Sclavis, Laurent Dehors, Philippe Deschepper, Denis Fournier, Aldo Romano, Didier Lavallet, Jacques Mahieux etc. Actuellement,
il tourne avec le sextet d’Henri Texier « Strada » et se retrouve régulièrement invité par le trio américain « Ursus Minor », composé de Tony Hymas, Jef Lee Johnson et Stokley
Williams. Compositeur et pédagogue, il est souvent sollicité pour faire travailler les musiciens dans le domaine de l’improvisation : en 1993, il dirige « le grand comité » , 30
musiciens de l’école de musique de Couches, avec, en invités, Jean-François Canape, Renaud Garcia-Fons… ; en 1994, il prend en main la fanfare Banlieues Bleues pour le Carnaval de Sevran, et
fait jouer, pour les Estivales d’Aubervilliers, en compagnie de Jean-Luc Ponthieux, 120 enfants des écoles de musique d’Aubervilliers et de la Courneuve. En 1995, il intervient pour les
Rencontres Internationales de Nevers avec 50 élèves des écoles de musique de la Nièvre et, 1997, il propose des rencontres pédagogiques et concerts publics avec les écoles de musique du Mans et
de sa région, lors de l’Europa Jazz Festival du Mans. En 1998, dans le même esprit, il travaille avec les écoles de musique de Nîmes pour le festival « Printemps du Jazz » et, en 1999,
avec celles des Deux-Sèvres. François Corneloup est un artiste-musicien, avec ce que cela suppose d’engagement de l’individu dans une action collective : l’écoute, une certaine attitude à
l’égard de l’autre, et du sens qui s’exprime par cette rencontre, une communication. Goût de donner, goût de risquer, depuis la simplicité d’un thème populaire jusqu’aux constructions les plus
vertigineuses…