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L'impro, kézako?

 "L’improvisation – c’est un peu comme l’amour- on sait pas bien ce qui va se passer –On sait pas bien comment ça va se passer – on sait pas bien CE qui va  passer –L’improvisation c’est se lancer à l’eau comme quand on savait pas nager c’est plonger avec ravissement dans les vagues et tenter de tenir puis c’est ânonner les premières brasses le vocabulaire du geste-nager et la vague va nous porter et ON se laisse porter et le courant va nous « Déporter » - va nous porter ailleurs – va nous emmener où on n’avait pas prévu et la vague et les fonds marins c’est l’Histoire – on sait qu’on en fait partie – et on lance le voyage pour quelque île au fond de soi avec tous nos bagages et aussi pour le donner à quelqu’un parce que l’improvisation c’est comme l’amour – recommençons –L’improvisation – c’est aussi un désir de jouer avec ce qui naît – et de le vivre maintenantTout de suite – c’est une quête de présent – c’est comment atteindre le présent- comment être présent à soi-même – tout en – paradoxe – truffant l’improvisation d’histoire – de mémoire- de citations – de collages – de traversées – acceptés dans la grande phrase –L’improvisation c’est de la culture passée à la moulinette fracassante du plaisir !"         
Gilles Defacque
"Non impôt, non import et non le port du voile; car voilés, nous les  hommes, nous avons du mal à suivre une ligne droite. Normal il n'y a que les mathématiques pour dire qu'une droite est  droite, mais un homme/droite ne peut être que courbe; l'axe du soleil  éphémère ne le frappe que sur l'assurance de ne pas se tromper. À partir de là, il devient gaucher , et même (je l'ai déjà vu) de gauche dans son improvisation, des références systématiques  obligatoires, mais en restant toujours dans sa propre catégorie. Boxe garçon, boxe; coup bas & uppercut... Es-ce un combat cette improvisation là? Oui.
Je présence
Tu présents
Il présent
Nous plaisantons
Vous plaisez
Ils pressent
Dans tous les sens.
Pressé par le citron de l'improvisation".
 
 Jean-François Prigent
« En guise de boutade, on pourrait dire qu’il n’existe que deux sortes de musiciens : ceux qui jouent leur musique et ceux qui jouent celles des autres ! Fort heureusement, les choses ne sont pas aussi simples. Par exemple, tout en jouant et en respectant un texte mélodique légué par la tradition, les interprètes des musiques traditionnelles le transforment et le font leur grâce à l’emploi d’un vaste vocabulaire d’ornements et de variations improvisés. Dans cet exercice, une véritable prise de liberté et une réelle affirmation de la personnalité de l’interprète sont à l’œuvre. A ce titre, les musiciens traditionnels sont dans une position proche de celle de certains improvisateurs et le passage d‘une musique à l’autre est assez naturel. Ainsi on peut constater que la pratique intensive de la variation improvisée sur un texte mélodique traditionnel, en donnant le goût à de plus en plus de liberté, a conduit certains musiciens traditionnels de la jeune génération à une improvisation plus radicale. Ce fut mon cas. Issu des musiques traditionnelles, c’est en suivant ce chemin que j’ai commencé à improviser. »              Jean-François Vrod 
"Le spectacle se prépare, se pense, s'organise avant de jouer, se décante, se concentre... Il faut un long temps de méditation avant la représentation pour reconstituer en profondeur l'intention du spectacle, pour la faire remonter à la surface, pour se tenir prêt à la faire émerger, en se débarrassant de toutes les écumes et sueurs du quotidien et des petites préoccupations... Il s'agit de projeter le texte et le mouvement vers les autres. Ils veulent voir et entendre. Même si tu te parles à toi-même, même si tu ne fais que chuchoter, même si tu ne bouges pas! Projette! Et parle plutôt vers le public. Même si c'est pas naturel! Plutôt que vers la coulisse ou vers le fond. Bouger, danser, les mouvements du corps dans l'espace, ça parle parfois plus que le texte. Etant entendu que les gestes ne sont pas là pour accompagner, pour réconforter, pour souligner... les mots. Le jeu, c'est la tentative toujours et indéfiniment renouvelée, de réussir enfin à dire les répliques, à dessiner les mouvements. Si tu as l'impression que tu récites, c'est que tu n'écoutes plus le texte c'est que tu ne t'écoutes plus le dire, c'est que tu ne te regardes plus bouger, tu es comme dans la mort. Tu es devenu(e) un disque. Eviter d'emprunter les ornières par où on passe cent fois sans conviction. Mais même dans l'ornière, il y a encore des ressources à mettre en valeur si on y regarde de près. Il suffit d'être là. Résolument! [Je te suggère de sourire en permanence, tu n'es pas convaincu(e) de cette nécessité. Tu ne joues plus, tu fais de la morale, tu ennuies. Une indication n'est pas un ordre. Mais ça vient de l'extérieur amical. Ce n'est qu'une suggestion, qu'une hypothèse à partir de laquelle il est possible de travailler, ou tout au moins de réfléchir. Et c'est mieux que rien!] "        André Bénédetto 
« L'impro : je m'en tape la cuisse gauche, cela ne m'intéresse que moyennement, l'impro intéresse ceux qui la font, très peu ou pas du tout le public, au bout de 5mn ça baille dans les chaumières, sauf si c'est Lubat... L'impro, c'est pour les fainéants qui veulent pas s'emmerder avec les partoches, ni répéter. L'impro, c'est peut- être intéressant, si elle sert à quelque chose, par exemple, accompagner des images. L'impro, c'est vaste, ça veut tout et rien dire, impro totale ou sur des règles ? quelles règles ? L'impro, c'est le nombrilisme, l'égocentrisme des musiciens, l'impro, c'est s'autociter en permanence, c'est la redondance, donc c'est pas de l'impro, c'est de la redite, éventuellement avec quelques variantes. A l'impro, je préfère "l'art de la variation", l'art de l'ornementation qui tiennent compte d'une chose essentielle à mes yeux : l'histoire de la musique, véritable mille-feuille spacio temporel, à l'échelle de la planète et les millénaires qui nous ont précédé, et sur lequel chacun de nous est posé, minuscule fourmi, nous participons , nous nous intégrons dans la couche en cours de formation ... humblement car la musique est l'école de l'humilité, je suis de plus en plus "élève" en musique, j'apprends un peu chaque jour, et, plus j'apprends, plus j'en ai encore devant à apprendre ... alors, l'impro m'apparaît bien dérisoire, futile , inutile... voire dangereuse car elle peut avoir tendance à nier tout cela ; mais comme beaucoup de choses futiles , inutiles, elle est nécessaire, indispensable, primordiale ... l'impro, c'est ce que j'aime le plus au monde ... et toc ! et je m'en méfie ... en conséquence. Notre ami François Rossé est un fabuleux improvisateur, mais nous savons aussi quels bagages il trimbale, il ne les trimballe plus, il les a mangés, digérés ... »       Pascal Lefeuvre

« Où est le danger dans l’improvisation ? la fausse note, c’est le discours non maîtrisé, là où tu es en train de te faire avoir par toi-même. Il faut faire attention au piège, à la machine qui s’emballe, à la peur du vide, ne pas céder à la logorrhée, à la tentation de l’énergie pure, de la virtuosité gratuite, une sorte d’éjaculation précoce. Il faut donc savoir se taire aussi, les silences font partie intégrante du discours musical, ils en sont la ponctuation. Et qu’est-ce qu’un langage sans ponctuation ? Il y a des silences lourds de sens, à ne pas confondre avec le vide où rien ne se passe, avec la tentation de le remplir à tout prix, avec n’importe quoi. A l’analyse, c’est justement la densité du silence qui ponctue la musique, qui nous renseigne sur la qualité de cette musique. » Christian Vieussens

Chris Martineau

Elle traverse les écritures contemporaines, en tant qu’interprète, improvisatrice, et dans un travail de composition. Elle explore  la matière des sons et des mots  souvent en résonance avec des architectures et paysages. Son fil musical l’a conduite du classique à la musique contemporaine et électroacoustique. Les musiques traditionnelles ont toujours également nourri son jeu musical (enfance au pays basque, rencontre avec des musiciens irlandais, hongrois, indiens…étude de différentes techniques de cordes, et de chant).  Elle a été la partenaire de jeu de Benat Achiary dans les années 80.  Elle est en 87 la cofondatrice d’Eclats (Bordeaux)(action pédagogique).Depuis 1994, elle a interprété au sein de la compagnie lyrique Le Grain et sous la direction de Christine Dormoy, deux créations autour des musiques de Scelsi (Octologo, Khoom), Concertino pour trio de clowns (musique M.Musseau), l’opéra Vertiges (musique JP Drouet et texte de P Kermann), Philophonie (textes philosophiques et musiques improvisées)  puis Ajour de V. Novarina (avec une commande musicale pour alto et voix, création festival d’Avignon 2007 dans la Cave du Pape de la Chartreuse). Elle est également membre de plusieurs ensembles comme le quatuor d’improvisation Lux Nox Mix (Bordeaux-Budapest) du groupe d’intervention de lecture Mon Beau Miroir, des duos Barkatu Bartok  et Les Fleurs de Bach, d’un collectif de clowns, de la compagnie du sculpteur Denis Tricot (Danse et Orgue de bois).  Elle compose pour la scène, l’image, des jardins, des grottes… 

Julie Läderach

 Violoncelliste de formation classique avec une spécialisation en musique contemporaine (Conservatoire de Luxembourg, Géorgie, Lettonie et Bordeaux) elle a travaillé avec différentes formations (Ensemble Takloy,  Blok, Le cirque Zanzibar et les Nouveaux Nez, DoubleFaze, LuxNoxMix) et mène concerts et performances avec des collaborateurs aussi divers que Musique de Nuit, l’Institut Culturel Basque, ou des musiciens géorgiens. Actuellement, elle est dans une démarche de création et s’est tournée vers le spectacle vivant en associant le violoncelle aux différents arts de la scène. Elle inclut dans son travail le rapport corps-espace, corps-musical, corps-instrument et corps en mouvement. Elle joue dans des duos aux horizons très variés : Les Fleurs de Bach avec Chris Martineau, altiste et chanteuse, avec la pianiste Yoshiko Tominaga autour des musiques de Géorgie, avec les musiciens basques Maddi Oihenart ou Kristof Hiriart, ou encore avec la trapéziste Laetitia Viecelli. Elle a aussi joué avec le violoncelliste Ernst Reijseger au Bordeaux Jazz Festival en 2008. Enfin, elle est membre-fondatrice du projet Les Imprévisibles, rencontre d’artistes musiciens, danseurs, d’ici et d’ailleurs, réunis par la pratique de l’improvisation en spectacle. Actuellement, elle joue avec le Théâtre du Phare La mort du Roi Tsongor, une adaptation du roman de Laurent Gaudé pour un conteur et une violoncelliste. Elle joue avec la compagnie Lagunarte (pays basque) pour le spectacle Dong !  et dans le  spectacle Dracula ou la non-mort  avec la compagnie Intérieur Nuit (Bordeaux). Récemment elle a joué avec Brigitte Comard pour son dernier spectacle en résidence à l’Oara Vélos en chinois c’est imprononçable. En 2009 elle est invitée en Géorgie au festival de Batumi avec Maddi Oihenart et en Croatie avec la danseuse Julie Oosthoek pour un workshop autour de l’improvisation.
                Les sens des sons 5ème
                 stage d'improvisation musicale
  Intervenantes: Chris Martineau Julie Läderach

  « L’improvisation comme territoire de l’écriture, de la rencontre et de la transmission. La musique improvisée ne correspond à aucun style, langage ou esthétique définis, elle développe un vocabulaire issu avant tout de son imaginaire ou paysage intérieur irrigué par toutes les expériences vécues et les différents langages croisés sur son parcours.  L’improvisation peut se  définir comme une « composition sur le champ », sans préalables définis. Ici, pas de temps différé pour la gestation. La composition est instantanée et surgit dans l’énergie du geste. L’improvisation, cette manière particulière de se positionner dans l’acte de création, un passage à l’acte, devient le territoire de l’écriture, la captation possible de l’éphémère, la mise en forme dans l’instant du bouleversement de la pensée. L’expression n’en est que le témoin, la résonance sensible. L’improvisation interroge le rapport au temps, le jeu et l’écriture se déroulant en simultané avec pour seul guide, l’écoute. Ouverture des sens, disponibilité, générosité et prise de risques, autant de conditions nécessaires à la fois pour l’acteur et le spectateur. Le processus de création devient aussi l’objet de la forme spectaculaire. Il est le creuset d’où pourra surgir l’émotion esthétique, fragile et impalpable. Cela suppose pour l’improvisateur une intense préparation en amont, un appui sur une pratique conséquente. Il est essentiel aujourd’hui pour les artistes de pouvoir partager leurs pratiques en dehors des contextes de production de spectacles, de se confronter à d’autres expressions, d’échapper aux territoires balisés et aux répétitions formelles. Les rencontres d’improvisation ont cette fonction. Le travail de transmission s’inscrit également dans cette dynamique. Des musiciens en parcours de formation sont soumis aux mêmes questionnements, subissent quotidiennement le décalage entre la difficulté technique et l’expression, le désir de création et les blocages parfois insurmontables…L’apprentissage est un long parcours tout au long duquel on oublie parfois l’importance de ces activités humaines essentielles : le jeu, l’invention. »  


stage (f)estival d'improvisation pluridisciplinaire chez l'habitant

Hôte-intervenant: Sylvain Roux


 

« On ne se connaît pas et, pourtant, on va jouer, chanter, ou danser ensemble. Et, en plus, chaque soir, on va offrir à un public intimiste, dans un petit jardin, un bosquet poétique , ou sur une terrasse ombragée, un  spectacle éphémère qui sera le résultat fragile de cette rencontre improvisée .C’est tout cela « Sur le champ ! », c’est à la fois très simple et vraiment audacieux ! Mais, pour être de plus en plus performant dans ce genre de prestation inopinée,il est impératif d’huiler tous les mécanismes et autres rouages qui amènent progressivement à l’invention, l’initiative, la recherche, l’ouverture, la confiance, l’écoute, la cohésion, la conscience...» 


Michel Macias

Près de 40 ans au service du piano à bretelles à jouer toutes les musiques qui lui passent par les oreilles, classique, jazz, rock, traditionnelle, populaire etc., Michel Macias est un musicien curieux et passionné, sensible et virevolté, admiratif du swing ravageur d’Eddy Louiss, compositeur à ses heures, improvisateur acharné, surtout depuis sa rencontre, dans les années 80,
avec Bernard Lubat et de la folie magique d’Uzeste Musical. Tant d’années à faire danser les gens l’ont conduit irrémédiablement à jouer, en 1993, avec Didier Roussin, guitariste attitré de Jo Privat, et toute l’équipe de Paris Musette. Accompagnateur discret et efficace du talentueux comédien Philippe Caubère dans « Le Fou » d’Aragon, il promène, avec aisance, ses boutons de nacre là où on le demande : Christian Vieussens, Jean Mouchès, Eric Lareine, Les Manufactures Verbales etc. Après  avoir créé plusieurs formations à géométrie variable qui sont toujours d’actualité, il propose, désormais, un concert solo dans lequel il expose sa nouvelle pensée musicale, entre composition soignée et improvisation débridée !

         Les sens des sons 4ème
       stage d'improvisation musicale
         Intervenant: Michel Macias
 
« Jouer et créer ensemble quel que soit son niveau.Improviser sans avoir peur. Développer l'écoute de soi au travers de l'écoute des autres  à partir de jeux simples. Apprendre au moins deux morceaux d'oreille et pouvoir les jouer tous ensemble ; à partir de ce matériau, improviser dans les trous laissés par la mélodie. Tous en mélodie ,tous en rythme .Créer de nouvelles cellules répétitives simples  et fabriquer un morceau en les structurant. Utiliser aussi sa voix et son corps (marche ,chant, danse, frapper des cuisses...) pour mieux mémoriser et sentir la musique. Gestion et déplacement des énergies. Aborder aussi l'improvisation par: le remplissage, le vide, la frustration ...» 

 

Intervenant-Soundpainter: Sylvain Roux
"Ce stage-concert s'adresse aux musiciens, chanteurs, danseurs, comédiens, enfants et adultes, amateurs et professionnels, quels que soient leur niveau de pratique et leur culture: classique, traditionnelle, chorale, jazz, contemporaine, fanfare...Technique inventée aux Etats-Unis, dans les années 1970, par le new-yorkais Walter Thompson, le Soundpainting est un système de plus de 800 signes permettant la réalisation de compositions en temps réel. En utilisant cet outil pluridisciplinaire, le chef d'orchestre-compositeur (Soundpainter) a la possibilité d'amener rapidement n'importe quel artiste, non improvisateur
, à réagir et à pénétrer en douceur dans le domaine de l'improvisation et de la composition instantanée.
Grâce à cette technique, l'artiste est, tour à tour, interprète, accompagnateur, soliste et peut devenir également chef d'orchestre." 

Jérôme Martin

Coiffeur batteur de 1976 à 1990, parcours hétéroclite, pour ce musicien qui bascule du rock au jazz en passant par la musique traditionnelle: Jazz Chamber Orchestra, Michel Macias quartet, L'Occidentale de fanfare.En 1990, il découvre les joies de l’improvisation théâtrale et du spectacle de rue, (Héros Multicartes, Ligue d’improvisation). Parallèlement, il se familiarise avec l’univers du clown et du théâtre en participant à différents stages de formation: Théâtre des Chimères, Les marches de l’été, le Bataclown, Django Edwards, Karina Bonan.Il intervient en clown dans différents contextes musicaux, (Denis Gouzil Trio, Abracadaband, Cie Lubat).En 1994, il participe à la création du Trio Catastrophe, et se produit comme clown de reprise à la CIRCA d'Auch en 95 et 97(festival de cirque).Une réflexion sur la musique et le clown l’amène à créer, avec Sylvain Roux, deux spectacles de théâtre burlesque musical:1995 La Conférance, mise en scène Cathy Drixel et 2002 Tékitoi, mis en scène par Gilles Defacque (théâtre du Prato). En 1998, il achète un accordéon et imagine le spectacle solo d’un homme orchestre loufoque: Mr Martino et son jâze où il découvre le plaisir de la tchatche et du chant!… Sa passion pour les mots, le besoin d’écrire de se raconter, de dévoiler un univers personnel s’impose, et il crée en 2003: Les Rois de la Danse, trio de chanson française…Quelques mises en scène jalonneront parallèlement toutes ces rencontres artistiques et créations.En 2005, il crée MarTintouSeul, mis en scène par C. Ducau-Martin, pour mélanger l’humour et la chanson ou simplement inventer un autre univers.En 2007, un spectacle pour enfants voit le jour, autour de la chanson et du clown: L’Insticonteur, mis en scène par C. Andral de la Cie Bougrelas avec qui il intervient sur quelques projets.Roland Bourbon l’invite sur certains spectacles de la Cie Fracas (Orlando Furioso, Le royaume de la viande, les 10 ans de Rock et Chanson).Jérôme Martin développe depuis de nombreuses années, dans plusieurs disciplines, les rencontres improbables et surprenantes où il peut, à sa guise, malaxer les genres et les moyens de s’exprimer…

Après une mini résidence à L'insoliste, Jérôme Martin dévoilera l'esquisse de son nouveau récital chanson:  Love Me Tendre  

"Si on parlait d’amour avec dérision? De la maladresse masculine, de notre difficulté à aimer… cinquante ans, amoureux transi, poète maudit ou prince navrant, l’envie d’écrire sur les femmes se fait pressante…De nouvelles chansons voient le jour et quelques textes plus tard, l’envie d’imaginer un spectacle sur le sujet devient évident…Parler d’amour autrement, avec ou sans distance, réalité ou sous-réalité… Dans ce monde de brutes, une autre poésie est-elle possible?

Spectacle conseillé aux amateurs de pathétisme, de tendresse et d’humour décalé…"

 

François Rossé
Compositeur et pianiste , il obtient le 1er prix au Conservatoire de Strasbourg (piano) puis 1ers prix d'écriture, d'analyse et de composition au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (classe d'Olivier Messiaen et de Betsy Jolas). Il est aussi lauréat de nombreux et prestigieux prix (2nd prix au concours national "musique et informatique" présidé par Iannis Xenakis, lauréat au Concours International de Composition de la Hochschule der Künste de Berlin puis au concours  international "Aperto"  de Bucarest, Prix National de la Sacem 1994 pour l'ensemble de sa production…etc.  En 2004, son répertoire se porte à plus de 400 oeuvres jouées sur le plan international par des formations réputées (New Ensemble de Shanghai, Nouvel Ensemble Moderne de Montréal, Ensemble "COmet" de Tokyo, Ensemble "Oh Ton" en Allemagne, Orchestre National de la Radio-Télévision  Roumaine, Ensemble "Oggi Musica" de Lugano… et en France, les ensembles 2e2m, Itinéraire, Laborintus, Ars Nova, Proxima centauri, Nouvel Orchestre Philharmonique de la radio, O.N.B.A. de Bordeaux, Philharmonique de Lorraine, Orchestre de Poitou-Charentes, Orch. Philharmonique de Brandebourg etc…). Son oeuvre et ses expériences sont particulièrement différenciées (des formations classiques aux musiques urbaines) mettant en confrontation diverses cultures, environnements sociaux (importante proposition à Ile de le Réunion confrontant créoles, jazz, musiciens classiques, oeuvre pour camions de pompiers et saxophonistes en improvisation etc.).Son engagement à travers les musiques improvisées ouvre ses rencontres sur des mondes poétiques aussi divers que ceux proposés par Mixel Etxekopar, Benat Achiary, Carlo Rizzo, Franswa Baptisto, Sylvain Kassap, Kent Carter, Etienne Rolin, Georges Petit, Barre Philipps, Denis Badault, Marc Steckar, Claude Barthélémy, Sylvain Roux, Jean-Marc Montera, l'ARFI (Chariv'arfi 2002), le groupe de Rock "Bordeaux Intensive" au festival "Alternativa" de Prague, les rencontres d'Uzeste, etc… ainsi que des collaborations avec d'autres espaces artistiques, des chorégraphes (Cie Jackie Taffanel, Florence Peyramond…), plasticiens (Françoise Cordier, Erwin Heyn…), acteurs (Théâtre des agités de Poitiers, Nathalie Boitaud (Uzeste)…, poètes (Drapiers de Strasbourg, Francis Coffinet…) et cinéma (Festival International du Film d'Aubagne, Base sous-marine de Bordeaux…).Il est régulièrement invité en tant que compositeur et improvisateur par des structures renommées :  Conservatoire Royal de Liège, Conservatoire de Moscou, Conservatoire de Bâle, Hochschule der Künste de Berlin, North-western university de Chicago, Universités de Montréal, Edmonton et Sudbury, Conservatoires Nationaux Supérieurs de Musique et de Danse de Paris et de Lyon et de nombreux conservatoires en France. 

     Les sens des sons 3ème
       stage d'improvisation musicale
       Intervenant: François Rossé 

  «Improvisation ? Ce terme, bien sûr, se noie dans l’océan des sens et des contresens. Aujourd’hui, il est souvent le générique de ce qui relève de l’oralité dès lors que tout n’est pas fixé par la mémoire. Une chanson, un cantique…etc. peuvent être assimilés oralement, sans le regard sur une partition, il n’y a pas d’improvisation pour autant. Dans une situation antithétique, l’expression totalement spontanée sans contrainte préalable et sans référence consciente est un cas limite théoriquement possible mais le sentiment espéré de liberté qui semble devoir surgir dans un pareil cas est très fréquemment rattrapé par le conditionnement le plus pavlovien. Il semble que la liberté n’a pas de sens en valeur absolue, il lui faut une pesanteur pour pouvoir exercer sa raison d’être, comme tous les absolus par ailleurs, le jour n’a de sens que par rapport à la nuit, l’espoir par rapport au désespoir, le son par rapport au silence, le corps par rapport à l’esprit ».   

 

stage (f)estival d'improvisation pluridisciplinaire 
chez l'habitant

hôte-intervenant: Sylvain Roux
«S’exprimer dans l’immédiateté, sans précipitation, ni anticipation ! Ecouter, observer, jouer, danser, chanter, parler… ici et maintenant, seul ou avec quiconque, prendre conscience du contexte et du lieu, avoir confiance en soi mais aussi dans l’étrange et l’étranger, optimiser sa capacité d’adaptation, organisation, structuration, respiration, exploiter sa culture, la confier à l’autre, échanger, malaxer et inventer ensemble un art de l’instant qui laissera des traces indélébiles dans la mémoire de chacun. »   

 


La parole retrouvée

stage d'écriture de conte

Intervenant: René Martinez

Originaire des Hautes-Pyrénées, René Martinez a débuté sa carrière de beau parleur dans l'enseignement. Biologiste, pédagogue, auteur de plusieurs histoires publiées aux Editions Milan, il se décide enfin à raconter -des contes traditionnels ou ses propres histoires- seul ou avec Bernard Lubat, François Rossé, Mixel Etxecopar, Louis Sclavis ou... Sylvain Roux. 

 « Tout groupe humain se caractérise par ses chants, ses danses, ses mythes, mais aussi ses récits. Et ceci constitue la mémoire du groupe, qui a gommé les détails pour garder l'essentiel. Chacun de nous possède donc une partie au moins, de cette mémoire. A cela s'ajoutent nos souvenirs, qui se sont plantés dans notre tête, parce qu'il y a eu émotion au moment où ils ont été enregistrés. Ces souvenirs nous distinguent les uns des autres, et constituent une « salle aux trésors » qu'il faut faire « prospérer », plutôt que de les répéter à l'identique. Et ceci d'autant plus que la mémoire des souvenirs nous joue des tours -pertes, trous, blancs- allant jusqu'au paradoxe, puisque, quelquefois, il est difficile d'oublier autant qu'on le souhaite. (cela peut même nous donner des regrets, aussi inutiles que de courir après le vent). Peut-être pourrait-on dire que cet ensemble -mémoire+souvenir- constitue la culture de chacun, acquise par des échanges, des lectures, des confrontations, ou des apports, sous diverses formes, y compris de ce que l'on peut appeler la culture locale. (quelqu'un a dit que la mémoire est le contraire de l'ignorance). Le propos de ce court stage est de se saisir d'un de ces souvenirs, quelle qu'en soit l'origine (acteur, spectateur, auditeur, témoin, lecteur...) et de le transformer en récit, pour en faire profiter les autres. Et c'est là que ça devient création, puisque chacun y ajoute sa touche personnelle, en fonction de sa sensibilité, son interprétation, son imagination.(les érudits nous disent que « souvenir » vient du latin « recordis » qui veut dire repasser par le coeur, et là, en faisant ce ricochet, ils vont s'endimancher, nos souvenirs), ça peut donc devenir une histoire, « si le coeur vous en dit ». Avant de venir au stage, n'oubliez donc pas de « réviser » vos souvenirs, et d'en mettre, au moins un, dans vos bagages. Nous l'aménagerons si nécessaire, pour en faire une histoire, et nous éviterons ainsi, comme dit un conte, « l'enfer muet et obscur, où se trouvent ceux qui ne font pas profiter les autres de ce qu'ils possèdent ». 

        stage (f)estival d’improvisation pluridisciplinaire chez l'habitant

 

  hôte-intervenant: Sylvain Roux

 

 "Que vous soyez musicien(ne), chanteur(se), comédien(ne), danseur(se),  plasticien(ne),  vidéaste, etc., L’insoliste vous accueille chaleureusement, à la campagne, entre Guyenne et  Périgord, pour travailler et approfondir vos talents d’improvisateur(trice), repousser vos  propres limites pour découvrir des horizons lointains, confronter votre expérience personnelle à celle des autres pour trouver d’autres modes d’expression, et, pourquoi pas, inventer ensemble un monde nouveau!"

  Etienne Rolin
Compositeur d’origine américaine, élève de Nadia Boulanger, il cache sous un éclectisme bariolé une fidélité sans faille aux musiques vivantes alliant l’écriture à l’improvisation. C’est ainsi seulement qu’on peut comprendre sa trajectoire étonnante du pop au baroque et du jazz au contemporain. Il effectue ses études universitaires à San Francisco, obtenant des diplômes en Musique et en Philosophie. C’est en 1974 qu’il choisit la France afin de poursuivre ses études auprès de Nadia Boulanger, Olivier Messiaen, Iannis Xenakis, Ivo Malec et Franco Donatoni. Depuis 1985, il occupe le poste de Professeur d’analyse musicale au Conservatoire National de  Région de Bordeaux ; il y dirige également la classe de musique improvisée. De 1985 à 1995, il est responsable de l’atelier jazz au Conservatoire de Montauban. Intervenant pour la préparation aux diplômes d’Etat, il  effectue  des stages dans plusieurs CNR : Bordeaux, Aix en Provence, Metz, Strasbourg… Compositeur en résidence à l’Université de Poitiers (1996-1997), il est auteur de près de 300 œuvres comportant un important catalogue de pièces didactiques d’initiation aux langages actuels. Il est régulièrement invité à concevoir des cartes blanches ou des résidences de création ( Colmar, La Rochelle, Tarbes, Niort…). Ses œuvres sont commandées par des formations prestigieuses : l’Ensemble 2E2M, Accroch’Note, l’Ensemble Intercontemporain, Ars Nova et sont diffusées dans divers festivals en France et à l’étranger. Depuis, 1988, il utilise ses propres tableaux au sein de projets pluridisciplinaires intégrant la musique à la danse, la peinture, la poésie et le théâtre. Il expose à Bordeaux, Berlin, Chicago, Edinburgh, Washington… Il réalise plusieurs partitions chorégraphiques pour la Compagnie Marie-Jo Huchet, collabore étroitement avec l’écrivain et comédien Daniel Crumb, et joue, notamment, avec François Rossé, Louis Sclavis, Vinko Globokar, Daniel Humair, Antoine Hervé, Kent Carter, Bruno Maurice, Mieko Miyazaki…

                     Les sens des sons 2ème 
           stage d'improvisation musicale
Intervenant : Etienne Rolin

« L’improvisation jouera un rôle capital dans l’avenir de l’enseignement musical dû en partie à cette recherche au plaisir souvent éludée. Le musicien, quand  deviendra-t-il un corps sonore chantant son bien-être ? L’improvisation, prise globalement, et en dehors de considérations stylistiques, remet l’oreille au centre du débat. Ce n’est plus un oeil capteur de partitions aux signes complexes, ni des doigts bien disciplinés depuis des années, mais l’oreille qui doit reprendre sa place dans notre pratique artistique. Hélas trop visuel et trop digital, le musicien remettra l’organe auditif à sa juste place au travers de séances d’improvisation collective.  Sans virtuosité obligée, le jeu libre à plusieurs replace la musique dans son état originel : l’art de véhiculer le son avec du sens. Nul besoin de rappeler l’histoire de la musique (de Machaut à nos jours) afin de constater comment l’improvisation a toujours côtoyé l’écrit. Notre époque n’ échappera pas à ce dialogue richissime. Si l’oreille capte, c’est le corps qui redéploie l’énergie  sonore dans l’espace. »

Images insolistes

L'impro, kézako?

 "Ce terme, bien sûr, se noie dans l’océan des sens et des contresens. Aujourd’hui, il est souvent le générique de ce qui relève de l’oralité dès lors que tout n’est pas fixé par la mémoire. Une chanson, un cantique…etc peuvent être assimilés oralement, sans le regard sur une partition, il n’y a pas d’improvisation pour autant. Dans une situation antithétique, l’expression totalement spontanée sans contrainte préalable et sans référence consciente est un cas limite théoriquement possible mais le sentiment espéré de liberté qui semble devoir surgir dans un pareil cas est très fréquemment rattrapé par le conditionnement le plus pavlovien. Il semble que la liberté n’a pas de sens en valeur absolue, il lui faut une pesanteur pour pouvoir exercer sa raison d’être, comme tous les absolus par ailleurs, le jour n’a de sens que par rapport à la nuit, l’espoir par rapport au désespoir, le son par rapport au silence, le corps par rapport à l’esprit. Si, effectivement, dans la période des années 60, les expressions se réclamaient de la contestation absolue des référents socialement imposés, proposant ainsi un éclatement de toutes les structures reconnaissables, du free-jazz à toutes les formes dérivées, cet état de fait reste tout de même relativement local dans l’histoire musicale de l’humanité. Un constat objectif dans différentes musiques de la planète et dans l’histoire musicale européenne nous fait admettre qu’en général les diverses formes d’oralité sont soit fixées soit souples mais contingentées par un solide environnement culturel structurant de manière parfois rigoureuse le potentiel de liberté locale de la prestation improvisée. Le raga indien, les polyphonies en strates africaines, les polyphonies européennes au Moyen-âge,  bien des situations musicales à l’époque baroque, le jazz tonal sont dans cette situation de liberté conditionnée par une sorte de législation tacite et d’état concret de la culture musicale locale qui en assure l’essentiel du processus."François Rossé 
"Improviser, c’est être là, solide et souple à la fois sur ses appuis, trouver le tempo de sa respiration, l’ajuster à celle de l’autre, surtout ne pas penser à la suite, se laisser pénétrer des sensations du moment, accepter l’idée qui vient et parfois ne pas l’utiliser pour attendre le bon moment, puis bouger, commencer à construire, organiser, développer, toujours à l’affût et à l’écoute de soi et des autres, 360° en réception totale, prendre une position claire, laisser la parole ou le geste à l’autre, s’effacer discrètement et proposer un contrepoint minutieux et délicat, intégrer un second plan, s’arrêter enfin de jouer, chanter, danser pour écouter, voir et donner sa place au voisin, à l’étranger, au passager. Improviser, c’est puiser dans son histoire, celle des autres, la transformer, dérouler une identité en construction permanente, comme une voie ferrée sans fin, prendre le temps de descendre dans une gare, rencontrer les gens, découvrir des paysages, remonter dans le train et continuer le trajet pour repousser les limites du voyage et du paysage, grandir son corps et son esprit au maximum pour capter une multitude d’informations de l’univers, proche ou lointain. Improviser, c’est se penser et oser, tout l’inverse proposé par la société actuelle, en fait !"              Sylvain Roux
"Improviser, pour moi, ce n'est pas la même chose si je joue seul ou bien avec des partenaires. L'environnement aussi génère des réflexes différents (acoustique, sonorisation, plein air, petite salle, etc...). Bien sûr, l'outil fondamental, pour moi, c'est le vocabulaire, l'articulation, tous ces éléments du langage musical qui permettent de discourir , mais aussi la sollicitation des circonstances, soient les éléments que j'ai cités précédemment.Le préambule à une improvisation, c'est souvent de définir les "contraintes"; grille harmonique ou non, tempo ou non, mesure, intensité, registre...Et le moyen de se préparer, pour l'improvisateur, c'est de s'essayer à l'exercice de contraintes prédéfinies, isolées puis cumulées. Là peut s'acquérir une réactivité à de nombreux contextes (cf l'excellent livret de Rossé). La grande difficulté, dans l'improvisation, c'est souvent d'éviter "l'instrumentisme": très souvent, des "tics" instrumentaux tiennent place du vocabulaire et la communication n'est pas toujours au rendez-vous, dès lors que les automatismes s'enchaînent...C'est à mon sens la culture et l'expérience, ainsi que le travail en amont d'analyse et d'écriture qui peuvent éviter ce travers, transformant l'exercice de psycho-motricité avancé en moment musical."           Alain Bruel
 « Je conçois l'improvisation comme un outil à multiples fonctions, mais, avant tout, l'improvisation doit être considérée comme une philosophie de vie. Cette approche implique un quotidien non répétitif et une attitude qui embrasse l'inconnu avec bonheur. Au sein de la musique, il convient de pratiquer l'improvisation à plusieurs, car c'est dans le jeu collectif que l'on trouve tous les modes relationnels de la société. Le langage de chacun doit s'ouvrir à celui de l'autre pour que la communication non-verbale existe. C'est pourquoi je prêche pour un mode de fonctionnement polyglotte donc poly-stylistique. Une fois que le musicien est rompu avec les traditions classique, jazz et contemporain, par exemple, il sera bon  qu'il s'interroge sur la manière de dialoguer avec un danseur, poète ou bien plasticien. Dès que l'on se présente sur une scène, on devient polyvalent. On acquiert la  conscience de l'espace, des lumières et du public. On ne peut pas devenir une bête de scène sans cette "fiche technique"qui est de l'ordre de la préparation mentale ni sans une dose importante d'animalité. L'improvisation aujourd'hui fait jouer ensemble les cinq sens ainsi que l'intelligence artistique pour préserver la sensualité scénique dont le public aurait besoin. »     Etienne Rolin 
"Dans le mouvement de l'improvisation, la musique te transcende, te traverse.Il n'y a pas de chef, de décideur.Tu deviens son, tu deviens musique.Il y a dans l'improvisation un rituel très fort.On se donne à l'autre comme un passage; c'est très bouleversant, c'est aussi simple que naturel.On peut parler de grâce.Il y a une intense jubilation,une très grande joie." Joëlle Léandre

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