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L'impro, kézako?

 
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  "Improviser, c'est s'improviser,
c'est donner conscience au soi doutant".Bernard Lubat

 

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"L'improvisation-c'est un peu comme l'amour-on sait pas bien ce qui va se passer-On sait pas bien comment ça va se passer-on sait pas bien CE qui va passer-L'improvisation c'est se lancer à l'eau comme quand on savait pas nager c'est plonger avec ravissement dans les vagues et tenter de tenir puis c'est ânonner les premières brasses le vocabulaire du geste-nager et la vague va nous porter et ON se laisse porter et le courant va nous "Déporter"-va nous porter ailleurs- va nous emmener où on n'avait pas prévu et la vague et les fonds marins c'est l'histoire-on sait qu'on en fait partie-et on lance le voyage pour quelque île au fond de soi avec tous nos bagages et aussi pour le donner à quelqu'un parce que l'improvisation c'est comme l'amour-recommençons-L'improvisation c'est aussi un désir de jouer avec ce qui naît-et de le vivre maintenant Tout de suite- c'est une quête de présent-c'est comme atteindre le présent-comment être présent à soi-même-tout en paradoxe-truffant l'improvisation d'histoire-de mémoire-de citations-de collages-de traversées-acceptés dans la grande phrase-L'improvisation c'est de la culture passée à la moulinette fracassante du plaisir!"  Gilles Defacque
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"Non impôt, non import et non le port du voile; car voilés, nous les hommes, nous avons du mal à suivre une ligne droite. Normal il n'y a que les mathématiques pour dire qu'une droite est droite, mais un homme/droite ne peut être que courbe; l'axe du soleil éphémère ne le frappe que sur l'assurance de ne pas se tromper. A partir de là, il devient gaucher, et même (je l'ai déjà vu) de gauche dans son improvisation, des références systématiques obligatoires, mais en restant toujours dans sa prpore catégorie. Boxe garçon, boxe; coup bas et uppercut... Est-ce un combat cette improvisation là? Oui. Je présence Tu présents Il présent Nous plaisantons Vous plaisez Ils pressent Dans tous les sens Pressé par le citron de l'improvisation".
Jean-François Prigent
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"En guise de boutade, on pourrait dire qu'il n'existe que deux sortes de musiciens: ceux qui jouent leur musique et ceux qui jouent celles des autres! Fort heureusement, les choses ne sont pas aussi simples. Par exemple, tout en jouant et en respectant un texte mélodique légué par la tradition, les interprètes des musiques traditionnelles le transforment et le font leur grâce à l'emploi d'un vaste vocabulaire d'ornements et de variations improvisés. Dans cet exercice, une véritable prise de liberté et une réelle affirmation de la personnalité de l'interprète sont à l'oeuvre. A ce titre, les musiciens traditionnels sont dans une position proche de celle de certains improvisateurs et le passage d'une musique à l'autre est assez naturel. Ainsi on peut constater que la pratique intensive de la variation improvisée sur un texte mélodique traditionnel, en donnant le goût à de plus en plus de liberté, a conduit certains musiciens traditionnels de la jeune génération à une improvisation plus radicale. Ce fut mon cas. Issu des musiques traditionnelles, c'est en suivant ce chemin que j'ai commencé à improviser."
Jean-François Vrod
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"Le spectacle se prépare, se pense, s'organise avant de jouer, se décante, se concentre... Il faut un long temps de méditation avant la représentation pour reconstituer en profondeur l'intention du spectacle, pour la faire remonter à la surface, pour se tenir prêt à la faire émerger, en se débarrassant de toutes les écumes et sueurs du quotidien et des petites préoccupations... Il s'agit de projeter le texte et le mouvememnt vers les autres. Ils veulent voir et entendre. Même si tu te parles à toi-même, même si tu ne fais que chuchoter, même si tu ne bouges pas! Projette! Et parle plutôt vers le public. Même si c'est pas naturel! Plutôt que vers la coulisse ou vers le fond. Bouger, danser, les mouvements du corps dans l'espace, ça parle parfois plus que le texte. Etant entendu que les gestes ne sont là pour accompagner, pour réconforter, pour souligner... les mots. Le jeu, c'est la tentative toujours et indéfiniment renouvelée, de réussir enfin à dire les répliques, à dessiner les mouvements. Si tu as l'impression que tu récites, c'est que tu n'écoutes plus le texte c'est que tu ne t'écoutes plus le dire, c'est que tu ne te regardes plus bouger, tu es comme dans la mort.Tu es devenu(e) un disque. Eviter d'emprunter les ornières par où on passe cent fois sans conviction. Mais même dans l'ornière, il y a encore des ressources à mettre en valeur si on y regarde de près. Il suffit d'être là. Résolument!" André Bénédetto
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"L'impro: je m'en tape la cuisse gauche, cela ne m'intéresse que moyennement, l'impro intéresse ceux qui la font, très peu ou pas du tout le public, au bout de 5 mn, ça baille dans les chaumières, sauf si c'est Lubat... L'impro, c'est pour les fainéants qui veulent pas s'emmerder avec les partoches, ni répéter. L'impro, c'est peut-être intéressant, si elle sert à quelque chose, par exemple, accompagner des images. L'impro, c'est vaste, ça veut tout dire et rien dire, l'impro totale ou sur des règles? quelles règles? L'impro, c'est le nombrilisme, l'égocentrisme des musiciens, l'impro, c'est s'autociter en permanence, c'est de la redondance, donc c'est pas de l'impro, c'est de la redite, éventuellement avec quelques variantes. A l'impro, je préfère "l'art de la variation", l'art de l'ornementation qui tiennent compte d'une chose essentielle à mes yeux: l'histoire de la musique, véritable mille-feuille spacio-temporel, à l'échelle de la planète et les millénaires qui nous ont précédés, et sur lequel chacun de nous est posé, minuscule fourmi, nous participons, nous nous intégrons dans la couche en cours de formation... humblement car la musique est l'école de l'humilité, je suis de plus en plus "élève" en musique, j'apprends un peu chaque jour, et, plus j'apprends, plus j'en ai encore devant à apprendre... alors, l'impro m'apparaît bien dérisoire, futile, inutile... voire dangereuse car elle peut avoir tendance à nier tout cela; mais comme beaucoup de choses futiles, inutiles, elle est nécessaire, indipensable, primordiale... l'impro, c'est ce que j'aime le plus au monde... et toc! et je m'en méfie... en conséquence. Notre ami François Rossé est un fabuleux improvisateur, mais nous savons aussi quels bagages il trimbale, il ne les trimbale plus, il les a mangés, digérés..." Pascal Lefeuvre
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Où est le danger dans l'improvisation? la fausse note, c'est le discours non maîtrisé, là où tu es en train de te faire avoir par toi-même. Il faut faire attention au piège, à la machine qui s'emballe, à la peur du vide, ne pas céder à la logorrhée, à la tentation de l'énergie pure, de la virtuosité gratuite, une sorte d'éjaculation précoce. Il faut donc savoir se taire aussi, les silences font partie intégrante du discours musical, ils en sont la ponctuation. Et qu'est-ce qu'un langage sans ponctuation? il y a des silences lourds de sens, à ne pas confondre avec le vide où rien ne se passe, avec la tentation de le remplir à tout prix, avec n'importe quoi. A l'analyse, c'est justement la densité du silence qui ponctue la musique, qui nous renseigne sur la qualité de cette musique."
Christian Vieussens
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"Ce terme, bien sûr, se noie dans l'océan des sens et des contresens. Aujourd'hui, il est souvent le générique de ce qui relève de l'oralité dès lors que tout n'est pas fixé par la mémoire. Une chanson, un cantique... etc peuvent être assimilés oralement, sans le regard sur une parttion, il n'y a pas d'improvisation pour autant. Dans une situation antithétique, l'expression totalement spontanée sans containte préalable et sans référence consciente est un cas limite théoriquement possible mais le sentiment espéré de liberté qui semble devoir surgir dans un pareil cas est très fréquemment rattrapé par le conditionnement le plus pavlovien. Il semble que la liberté n'a pas de sens en valeur absolue, il lui faut une pesanteur pour pouvoir exercer sa raison d'être, comme tous les absolus par ailleurs, le jour n'a de sens que par rapport à la nuit, l'espoir par rapport au désesppoir, le son par rapport au silence, le corps par rapport à l'esprit. Si, effectivement, dans la période des années 60, les expressions se réclamaient de la contestation absolue des référents socialement imposés, proposant ainsi un éclatement de toutes les structures reconnaissables, du free-jazz à toutes les fomes dérivées, cet état de fait reste tout de même relativemement local dans l'histoire musicale  de l'humanité. Un constat objectif dans différentes musiques de la planète et dans l'histoire musicale européenne nous fait admettre qu'en général les diverses formes d'oralité sont soit fixées soit souples mais contingentées par un solide environnement culturel structurant de manière parfois riguoureuse le potentiel de liberté locale de la prestation improvisée. Le raga indien, les polyphonies en states africaines, les polyphonies européennes au Moyen-âge, bien des sitations musicales à l'époque baroque, le jazz tonal sont dans cette situation de liberté conditionnée par une sorte de législation tacite et d'état concret de la culture musicale locale qui en assure l'essentiel du processus." François Rossé
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"Improviser, c'est être là, solide et souple à la fois sur ses appuis, trouver le tempo de sa respiration, surtout ne pas penser à la suite, se laisser pénétrer des sensations du moment, accepter l'idée qui vient et parfois ne pas l'utiliser pour attendre le bon moment, puis bouger, commencer à construire, organiser, développer, toujours à l'affût et à l'écoute de soi et des autes, 360 ° en réception totale, prendre une position claire, laisser la parole ou le geste à l'autre, s'effacer discrètement et proposer un contrepoint minutieux et délicat, intégrer un second plan, s'arrêter enfin de jouer, chanter, danser pour écouter, voir et donner sa place au voisin, à l'étranger, au passager. Improviser, c'est puiser dans son histoire, celle des autres, la transformer, dérouler une identité en construction permanente, comme une voie ferrée sans fin, prendre le temps de descendre dans une gare, rencontrer des gens, découvrir des paysages, remonter dans le train et continuer le trajet pour repousser les limites du voyage et du paysage, grandir son corps et son esprit au maximum pour capter une multitude d'informations de l'univers, proche ou lointain. Improviser, c'est se penser et oser, tout l'inverse proposé par la société actuelle, en fait! " Sylvain Roux
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"Improviser, pour moi, ce n'est pas la même chose si je joue seul ou bien avec des partenaires. L'environnement aussi génère des réflexes différents (acoustique, sonorisation, plein air, petite salle, etc.). Bien sûr, l'outil fondamental, pour moi, c'est le vocabulaire, l'articulation, tous ces éléments du langage musical qui permettent de discourir, mais aussi la sollicitation des circonstances, soient les éléments que j'ai cités précédemment. le préambule à une improvisation, c'est souvent de définir les "contraintes"; grille harmonique ou non, tempo ou non, mesure, intensité, registre... Et le moyen de se préparer, pour l'improvisateur, c'est de s'essayer à l'exercice de contraintes prédéfinies, isolées puis cumulées. Là peut s'acquérir une réactivité à de nombreux contextes (cf l'excellent livret de Rossé). La grande difficulté, dans l'improvisation, c'est souvent d'éviter "l'instrumentisme":très souvent, des "tics" instrumentaux tiennent place du vocabulaire et la communication n'est pas toujours au rendez-vous, dès lors que les automatismes s'enchaînent... C'est à mon sens la culture et l'expérience, ainsi que le travail en amont d'analyse et d'écriture qui peuvent éviter ce travers, transformant l'exercice de psycho-motricité avancé en moment musical." Alain Bruel
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" Je conçois l'improvisation comme un outil à multiples fonctions, mais, avant tout, l'improvisation doit être considérée comme une philosophie de vie. Cette approche implique un quotidien non répétitif et une attitude qui embrasse l'inconnu avec bonheur. Au sein de la musique, il convient de pratiquer l'improvisation à plusieurs, car c'est dans le jeu collectif que l'on trouve tous les modes relationnels de la société. Le langage de chacun doit s'ouvrir à celui de l'autre pour que la communication non-verbale existe. C'est pourquoi je prêche pour un mode de fonctionnement polyglotte donc polystyllistique. Une fois que le musicien est rompu avec les traditions classique, jazz et contemporain, par exemple, il sera bon qu'il s'interroge sur la manière de dialoguer avec un danseur, poète ou bien plasticien. Dès que l'on se présente sur scène, on devient polyvalent. On acquiert la conscience de l'espace, des lumières et du public. On ne peut pas devenir une bête de scène sans cette "fiche technique" qui est de l'ordre de la préparation mentale ni sans une dose importante d'animalité. L'improvisation aujourd'hui fait jouer ensemble les cinq sens ainsi que l'intelligence artistique pour préserver la sensualité scénique dont le public aurait besoin."

Etienne Rolin

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" Dans le mouvement de l'improvisation, la musique te transcende, te traverse. Il n'y a pas de chef, de décideur. Tu deviens son, tu deviens musique. Il y a dans l'improvisation un rituel très fort. On se donne à l'autre comme un passage; c'est très bouleversant, c'est aussi simple que naturel. On peut parler de grâce. Il y a une intense jubilation, une très grande joie."
Joëlle Léandre

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"La musique ne peut être confinée dans la situation d'une "histoire" reprise autant de fois qu'il y aurait concert, mais devrait être un état (ou en état) de tranformation permanente." Pierre Mariétan

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"Pour moi , l'improvisation est une attitude de vie : une façon de vivre son unicité et son positionnement social .Pour moi , l'équilibre entre une expression personnelle et le monde dans lequel nous vivons fait d'une multitude d'expressions ( personnelles , elles aussi !) est une question vitale . J'y ai beaucoup réfléchi et finalement l'impro m'apporte la meilleure réponse :elle me permet de toujours faire évoluer ma parole , d'être en mouvement , de comprendre ma parole , de l'assumer , avec ses qualités et ses défauts , et de communiquer avec d'autres paroles , tout aussi valables que la mienne , en dehors de tout jugement d'importance , de niveau instrumental . Assumer sa parole et accepter celle des autres en les plaçant sur le même plan est pour moi la base d'un réel échange." Jean-Luc Cappozzo

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Les sens des sons 9ème

stage d'improvisation musicale

Intervenant: David Chiesa

 

 « Ce qu'il me semble intéressant d'approcher durant cette journée, c'est la compréhension d'un son, de pouvoir nommer ses particularités intrinsèques (granularité, vitesse, dynamique, creux, plein, riche, pauvre...). De ce "vocabulaire" acquis, savoir ce que l'on peut extirper comme sonorité de son instrument et mettre ces sonorités sans aucune notion de hiérarchie entre elles, en relation à des modes de jeu instantanés et collectifs. Nous appréhenderons des espaces sonores, les ferons évoluer, mais aussi les écouterons simplement sans aucune conduction ni consigne durant le jeu lui même. Par contre, nous parlerons de l'expérience vécue durant ces temps d'improvisation et tenterons d'analyser ceux ci afin d'affiner notre acuité et nos capacités de jeu à ces contextes pour qu'elles ne soient pas simplement réactives et mimétiques. »  

Programme : *10h00 : accueil des stagiaires *10h30-13h00 : atelier improvisation *13h00 : auberge espagnole 1ère (apportez à boire et à manger !) *15h00-18h30 : atelier improvisation *19h00 : auberge espagnole 2ème (on finit les restes de la 1ère !) *21h00 : Les stagiaires en concert ! *21h30 : Solo David Chiesa (contrebasse) Duo insoliste : David Chiesa / Sylvain Roux Tarif stage :30 € Entrée public : 5 € (concert, soupe et vin rouge) Places limitées, réservations conseillées ! Renseignements et inscriptions : Sylvain Roux 05.53.27.57.39   06.86.87.22.12  L’insoliste se trouve dans le bourg de Razac de Saussignac (Dordogne) à 7 km de  Sainte-Foy la Grande (Gironde), ville située sur la route Bordeaux-Bergerac (D936). La gare SNCF de Sainte-Foy la Grande est située sur la ligne Bordeaux-Bergerac-Sarlat.(possibilité d’hébergement chez l’habitant, chambres d’hôtes, hôtels…) 

DSC08634.JPGAfin de préparer son nouveau spectacle solo, "L'explorateur sonore", Etienne Roux est en résidence pendant trois semaines à L'insoliste. Le spectacle sera présenté le 28 janvier, à 18h, à L'insoliste. (entrée libre, réservation obligatoire!) 05.53.27.57.39  06.86.87.22.12

"L'explorateur sonore": « Un homme, un rideau noir et tout un univers ! Partez à la découverte des sons dans le monde du bruit… De l’élastique à la contrebasse, d’un bout de tuyau à la trompette, laissez-vous surprendre par un bric à brac poético musical saupoudré de magie! »

Suite à cette résidence, et après les vacances de février, Etienne Roux proposera, à L'insoliste, des ateliers hebdomadaires pour les enfants : « Du Son à la Musique »: "De l’objet sonore à l’instrument, venez jouer à écouter et à faire des sons ! Je vous emmènerai à la découverte des sons par des jeux d’éveils, la manipulation et quelques petites fabrications d’objets sonores …"

Vous serez bientôt informés de l'organisation de ces ateliers: jour, horaire, tranches d'âge, périodicité, coût...

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Près de six ans après sa création, L’insoliste, lieu de formation, de recherche et de diffusion autour de l’improvisation pluridisciplinaire, se développe et propose un nouveau lieu de résidence artistique : l’Orangerie Verte. Cette salle servira prioritairement aux créations de la Cie Au pas du bœuf qui y sera en résidence permanente. L’Orangerie Verte sera également accessible aux autres compagnies et ouverte à tout style de musique: classique, contemporain, jazz, traditionnel, chanson, etc. Un piano demi-queue sera à disposition des musiciens. Ce lieu intimiste et agréable pourra convenir aussi à une résidence d’auteur.Pour des raisons de petite superficie, l’inauguration officielle se fera en deux temps:

Samedi 28 janvier: 14h-17h : à L'insoliste: Table ronde  « Quelle identité sonore pour demain ? », proposée par Etienne Roux, dans le cadre de la Semaine Nationale du Son (demandez le programme!).

18h : à L'insoliste: Spectacle : L’explorateur sonore de et avec Etienne Roux.

« Un homme, un rideau noir et tout un univers ! Partez à la découverte des sons dans le monde du bruit… De l’élastique à la contrebasse, d’un bout de tuyau à la trompette, laissez-vous surprendre par un bric à brac poético musical saupoudré de magie! »

19h : à l'Orangerie Verte: Apéritif dînatoire inaugural 1er .

21h : Concert : François Rossé (piano), Michel Macias (accordéon), François Corneloup (sax), Bruno Laurent (contrebasse), René Martinez (conte), Christine Mas (piano), Sylvain Roux (fifres)

23h : le bœuf orange est tout vert !

Orangerie-006.jpgSamedi 25 février : à l’Orangerie Verte :

18h : Assemblée Générale de L’insoliste.

19h : Apéritif dînatoire inaugural 2ème .

21h : Concert : Jérôme Martin (chant, piano), Sophie Clavel (harpe), Manou Lefeuvre (accordéon),Suzel Zajac (chant, piano),Aurélia Lassaque (poésie), Masako Ishimura (flûte traversière), Marie-Frédérique Couzinet (piano), Alain Cadeillan (système surprise), Jacques Taris (installation), Sylvain Roux (fifres)…  

23h : le bœuf orange est tout vert !

Si vous souhaitez participer à cette nouvelle aventure, veuillez  nous en informer promptement afin de faciliter l’organisation générale ! Comme on dit, entrée libre mais dans la limite des places disponibles ! Réservation obligatoire! Merci d’avance ! Et bonne année à tous et à toutes ! L’équipe de L’insoliste.Renseignements: 05.53.27.57.39 06.86.87.22.12

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Les sens des sons 8ème

stage d'improvisation musicale

Intervenant: Jean-Luc Cappozzo

 

« Travail sur l'improvisation : initiation pour les néophytes, recherche d'un discours personnel pour les plus avancés : cela inclut évidemment les problèmes de son, de vocabulaire personnel, la conduction d'une improvisation, de la cohérence du discours, de la relation entre ce qu'on veut dire et ce qui est reçu, etc. »   

Vendredi 11 novembre 2011, église de Razac de Saussignac, 21h: concert avec le Périgord Soundpainting Orphéon dirigé par Sylvain Roux, soliste électron libre: Jean-Luc CappozzoPSOCAPPOZZO-031.jpg

Suite à un problème de disponibilité de Mieko Miyazaki, le concert de Meeting in Extremis, à L’insoliste, est annulé ; Mieko Miyazaki sera remplacée par la flûtiste japonaise Masako Ishimura, pour une rencontre improvisée, avec Sylvain Roux, autour de la poésie et de la musique traditionnelle japonaise et occitane.

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Flûtiste de nationalité japonaise, Masako Ishimura  obtient son diplôme de licence à l’Université de Musique de Musashino. L’année suivante, elle poursuit ses études à Londres avec William Bennett et Edward Beckett. Après sept années passées en Espagne, elle s’installe à Toulouse où elle se produit avec un groupe de choro(brésilien), un trio de musique classique, un duo de musique traditionnelle japonaise, et, en solo, jouant des morceaux du répertoire contemporain. En 2007,  elle  découvre le Soundpainting et pratique cette technique en concert sous la direction du compositeur Etienne Rolin.

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Hôte-Soundpainter: Sylvain Roux

 

"Créé au printemps 2010, par Sylvain Roux, le Périgord Soundpainting Orphéon, orchestre en résidence permanente à L'insoliste, est une formation composée d’une vingtaine d’élèves et de professeurs du Conservatoire Municipal de Musique de Périgueux et du Conservatoire Départemental de Musique de la Dordogne ; il accueille également des musiciens provenant d’autres écoles de musique de la région (Gardonne, Sainte-Foy-la-Grande), ainsi que des passionné(e)s de l’improvisation.

Technique inventée aux Etats-Unis, dans les années 1970, par le new-yorkais Walter Thompson, le Soundpainting est un système de signes permettant la réalisation de compositions en temps réel. En utilisant cet outil, le chef d’orchestre-compositeur (Soundpainter) a la possibilité d’amener rapidement n’importe quel musicien, non improvisateur, à réagir et à pénétrer, en douceur, dans le domaine des musiques improvisées et de la composition instantanée. Grâce à cette technique, le musicien est, tour à tour, interprète, accompagnateur, soliste et peut devenir également chef d’orchestre. Aujourd’hui, ce système regroupe plus de 1000 signes mais une dizaine suffit pour inventer de longues heures de musique originale et inattendue ! 

les-contrebasses-claire-hauchecorneExpo peinture de Claire Hauchecorne

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Hôte-intervenant: Sylvain Roux

 

« Improviser dans une tonalité, ou dans l’atonalité, dans un mode, ou dans l’«amodalité », dans un mouvement (largo, andante, presto…), composer une sonate dans l’instant, avec ardeur et  complicité, trouver la subtilité de l’écriture en temps réel, rechercher l’osmose, la respiration commune, l’élan, la cohésion, l’autonomie, la suspension, inventer sa propre musique, en petite formation, du solo au quatuor. Le plaisir d’un regard partagé… » 

Les sens des sons 7ème (15)


 Les sens des sons 7ème
  stage d'improvisation musicale
  Intervenant: Patrick Vaillant

 

«  L'improvisation n'est pas une discipline en soi et ne peut s'enseigner directement. Mais elle engage des qualités, des savoirs, des aptitudes, des attitudes, que l'on peut acquérir ou cultiver. C'est l'objet de cet atelier de proposer une telle approche, ajustant les exercices à la situation d'improvisation. C'est d'abord la sagacité que l'improvisation engage. La concentration, la conscience formelle, l'écoute mutuelle, la vivacité. L'exercice collectif sera apte à la cultiver, car elle est contagieuse. La musique vivante procède par la variabilité, qui va de l’improvisation libre à l’interprétation, de la micro-variation à l’arrangement savant, en passant par l’erreur. On s'exercera à la variation. Il y a dans l'improvisation une rupture. Mais une rupture qui révèle la continuité. Par exemple entre matériau et forme. S'y exercer reviendra à gagner en mobilité. L'improvisation n'est pas une fabrique. Toutefois, dans ce qu'elle façonne d'éphémère, le processus et l'objet se confondent. On abordera donc toujours simultanément le comment et le quoi. Il n'y a pas contradiction à libérer de l'imprévu en observant des consignes. Georges Perec disait  « au fond je me donne des règles pour être libre ». Aussi, on s'exercera beaucoup au jeu de la contrainte qui libère. »

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L’insoliste, lieu de résidence permanent de la Compagnie Au pas du bœuf, a le plaisir de présenter la création d'un nouveau duo, En traversant la mer, avec Shadi Fathi (zarb,setâr, daf, voix) et Sylvain Roux (fifres (alto et basse), voix).

"Des mots et des sons suspendus à un immense fil à linge imaginaire qui traverse la Méditerranée. Des poèmes en persan et en occitan qui flottent dans le vent discret d’une musique improvisée, inspirée, enracinée dans deux cultures millénaires. Deux langues ensoleillées qui se rejoignent, se superposent et s’entrelacent harmonieusement pour chanter et danser ensemble. Alors le souffle délicat de l’Orient embrase majestueusement le ciel serein de l’Occitanie, faisant éclore de nouvelles émotions, aussi fraîches et surprenantes que des roses rouges dans une lointaine oasis perdue en plein désert."

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Voix de l'instant

stage autour de la voix

Intervenant: Luc Baron

 

 « Ce stage est ouvert à tous, quel que soit le parcours de chacun dans les divers domaines de l'expression. Il a pour objectif de permettre à chacun de faire connaissance avec sa voix de façon technique, physiologique, mais aussi, et surtout, dans la libre expression de son imaginaire, de sa créativité, stimulée par la rencontre, l'échange avec les autres voix, personnalités en présence, au delà de tout jugement de valeur (Il s'agit, avant tout, de se faire plaisir. Ce qui est, à mon sens, un formidable axe de progression). Ainsi nous passons d'une préparation corporelle et vocale précise à des jeux de voix, des chants polyphoniques et de nombreuses improvisations collectives, puis en trios, duos, solos. Les supports d'improvisations peuvent être des textes poétiques, des images (dessins, photos ..), des genres musicaux (chanter à la manière lyrique, jazz, médiévale ..). Pour que la voix trouve sa souplesse, sa place, ses chemins, il est nécessaire que l'atmosphère soit tout aussi souple et ouverte. Raison pour laquelle humour et sensibilité sont vivement invités. »

Les invités de L'insoliste

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David Chiesa

Travaillant depuis 1997 sur la notion d'improvisation, David Chiesa nourrit son travail de la relation aux autres pratiques artistiques : la danse (avec Fine Kwiatkowski, Marie Cambois, Véronique Albert, Yukiko Nakamura, Masaki Iwana...), la poésie (avec Ly Thanh Tien, Charles Pennequin), le cinéma expérimental (avec Xavier Quérel, Gaëlle Rouard), la lumière (Christophe Cardoen, Sébastien Perroud, Julien Lobbedez...). Ses interrogations portent sur la matière du réel et l'individualité dans l'improvisation. Après avoir participé à l'aventure du réseau d'artistes La Flibuste, il est membre co-fondateur de l'association Le Clou engagée dans la réflexion et la diffusion des pratiques de l'improvisation. En tant qu'improvisateur, il participe à de nombreuses rencontres et multiplie les collaborations sur le long terme avec des musiciens tels que Jean Luc Guionnet, Mathieu Werchowski, Jean-Sébastien Mariage, Anne Julie Rollet... Il a joué en Europe, aux États Unis, au Liban, en Afrique, au Japon, en Estonie.

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Etienne Roux

Dès la petite enfance, il se trouve bercé par un bain musical quasi permanent. Profitant des projets dans lesquels son père, Sylvain Roux, l’insère avec son frère aîné Romain, il navigue entre musiques traditionnelles, harmonies de village et performances sauvages ! Il pratique le piano et la clarinette à l’Ecole Nationale de Musique de la Dordogne. Déçu par l’enseignement classique, il dévie ostensiblement vers les musiques actuelles en apprenant la batterie au sein d’Overlook. Tout ceci l’amène naturellement à fréquenter, pendant plusieurs années, les stages des Imagin’actions Educ’actives de la Compagnie Bernard Lubat lors des festivals d’Uzeste Musical. Ses valises sous le bras, il part, pour la Bretagne, travailler au Centre de Découverte du Son où il se perfectionnera, pendant près de trois ans, en musique verte, organologie et montera des animations d’éveil à l’écoute qui aboutiront à la création de son spectacle solo : L’explorateur sonore.

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Jean-Luc Cappozzo  

Après avoir débuté la trompette dans l’Harmonie de sa ville natale,Belfort, il travaille conjointement le jazz et la musique classique. Puis une rencontre avec l’accordéoniste diatonique, Serge Desaunay, lui fait pratiquer aussi la musique traditionnelle. La rencontre en 1984, avec Dizzy Gillespie, qui l’invite à participer à son concert, est déterminante. Il obtient en 1988, le Diplôme d’Etat de professeur de jazz, et enseigne alors l’improvisation dans la classe de trompette du CNSM de Lyon. Il participe à différentes formations du collectif de musiciens de l’ARFI. Il fait partie du quintet “ L’Affrontement des Prétendants ” de Louis Sclavis et du Grand Lousadzak de Claude Tchamitchian. Il joue dans le quintet “ Pentacle ” de Sophia Domancich, le quartet de Denis Fournier et le quintet “ Fragments et suite lyrique ” de Joëlle Léandre. Il crée un quartet avec Jean Aussanaire, Rémi Charmasson et Bernard Santacruz et une pièce musicale, « Du vent chez Johannes », avec le quatuor à cordes Johannes. Il rejoint, en 2005, l’orchestre mythique européen : le Globe Unity Orchestra. Il se produit avec le trio “ Apollo ” et compose divers duos avec les contrebassistes Joëlle Léandre ou Eric Brochard, la chanteuse Géraldine Keller, le batteur Paul Lovens, le tubiste Michel Godard, le pianiste Umberto Petrin et les trompettistes Axel Dörner ou Herb Robertson.
Grâce à sa puissance, son imagination, sa sonorité magnifique, la clarté de son phrasé, Jean-Luc Cappozzo est aujourd’hui l’un des trompettistes incontournables de la scène européenne.

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Patrick Vaillant

Il est le chef de file du Front de Libération de la Mandoline. Son bagage traditionnel, son goût de l’improvisation, une inspiration traversée de Méditerranée et de jazz, l’originalité de son jeu comme de ses compositions, ont fait de lui un mandoliniste internationalement reconnu. Pionnier de la recherche et de la relecture des musiques traditionnelles, son chemin d’instrumentiste autant que de compositeur ou d’arrangeur illustre la continuité entre ce terrain d’ancrage et des horizons multiples et ouverts : la chanson, les musiques improvisées, les musiques méditerranéennes, le ballet, le théâtre...Son parcours transversal le mène vers les scènes jazz et classiques autant que vers celle des musiques du monde.Il a fondé le Melonious Quartet, premier quatuor de mandoline moderne en France. Il est directeur artistique de la compagnie Mandopolis. Il a joué sur disque ou sur scène avec, entre autres,  Riccardo Tesi, Jan-Maria Carlotti, Michel Marre, Gianluigi Trovesi, Jean-Jacques Avenel, Joël Allouch, Barre Phillips, Gabriele Mirabassi,  Bijan Chemirani, Gérard Pansanel, Claude Barthélémy, Fred Monino, Jacky Micaelli, Daniel Malavergne, Manu Théron, Serge Pesce, Patrice Héral, Michel Benita, Philippe Neveu, Roland Conq, Marco Cesar, Beppe Gambetta, Alain Blesing, Senem Diyici, André Ricros, Alain Gibert, Kepa Junkera, Nando Citarella...


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Luc Baron

Professeur de voix et thérapeute, chanteur et improvisateur, Luc Baron a suivi les enseignements du Centre Artistique International Roy Hart, spécialisé dans le travail sur et avec la voix, et du Centre Aquitain de Relaxation en Sophrologie (qui se réfère à l’enseignement d’Alphonso Caycedo). Il anime depuis 20 ans des séances individuelles de pratiques vocales, dont la vocation est artistique et thérapeutique, ainsi que des stages d’expression vocale axés sur l’improvisation, le chant, la lecture vivante. Ses recherches sur l'improvisation vocale l'ont conduit à travailler avec des artistes tels que Beñat Achiary, Dominique Regef, José Le Piez...


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Pascal Lefeuvre      

Il y a deux aspects dans la figure de ce musicien français. Sa grande qualité comme interprète de musiques si dissemblables apparemment, pour le moins, chronologiquement différentes, que  sont la musique médiévale et contemporaine, et sa capacité comme directeur artistique à concevoir des projets nouveaux et uniques en leurs genres. L’intérêt de tous ces travaux réside aussi dans l’utilisation inhabituelle de l’instrument. Lefeuvre est un des interprètes viellistes les plus importants dans le panorama musical mondial. Son étude rigoureuse de la vielle a supposé un nouveau concept de l’instrument et son adhésion à la musique contemporaine. Il commence en 78 avec la création du duo, trio “Le Meur/ Lefeuvre / Bossoutrot”, ou on dénote déjà la recherche d’un répertoire moderne pour la vielle, et qui va se réaliser  dans d’autres formations qui naissent au début des années 80 : “NOÉ jazz trio”, où la vielle est leader et soliste dans un trio jazz. En 1986 il fonde, avec Maurice Moncozet, l’un des groupes les plus importants et rigoureux dans le traitement de la musique médiévale “l’Ensemble Tre Fontane”, qui réalise en 1998 le spectacle “Luz de la Mediterranìa”, avec l’ensemble Eduardo Paniagua. La création en 1992 du “Viellistic Orchestra” (huit vielles, contrebasse, percussions), dont il est directeur, suppose un nouveau chemin dans la valorisation de l’instrument. Aujourd’hui, cet orchestre insolite a enregistré 5 disques (tous sous le label “Alba musica”, fondé en 93 par Lefeuvre). Depuis son premier volume “1000 ans déjà !, sur lequel on peut écouter un répertoire allant de mélodies médiévales et de fortes consonances arabo-andalouses aux adaptations des duos de violon de Bartok (adaptations déjà réalisées en 84 avec le duo Regef / Lefeuvre), jusqu’à son ultime et récent travail discographique (un enregistrement réalisé au cours de la tournée de cet orchestre au Japon), la discographie de cet orchestre est une consultation obligatoire pour entrer dans le répertoire de la vielle. Les arrangements et les adaptations surprenantes de Lefeuvre parviennent à créer un maximum de cohérence à ces cinq disques qui contiennent des répertoires, apparemment aussi dissemblables, que la musique médiévale ou baroque et des partitions contemporaines de S. Yoshida, J. Marc Padovani, V. Clastrier ou P. Lefeuvre. Sa qualité d’interprète s’estime d’une façon exceptionnelle dans tous ses projets discographiques en formation de duo ou trio. Avec Erik Baron, il a enregistré en 1995 “Tierkreiss”, prodigieuse adaptation d’une composition de K. Stockhausen pour vielle et basse électrique. Avec G. Kurtag en 1996 “Premiers pas”, une rencontre entre l’univers électroacoustique des synthétiseurs de Gyorgy Kurtag et le traitement sonore de Pascal Cacouault, et d’un instrument millénaire comme l’est la vielle. Un disque dense et suggestif qui crée un univers sonore très personnel. Avec Luis Delgado il réalise en 1997 “Sol y Sombra”, un enregistrement qui s’attache à l’univers arabo-andalou qui intéresse tant ces deux interprètes et en 2002 avec le chanteur marocain El Arabi Serghini Mohamed avec “Ryad al hubb”. Depuis 2003, il a créé Trob'Art Project, joué en duo avec Michel Macias, German Diaz, Carlinhos Antunes, Driss el Maloumi…Aujourd’hui, P. Lefeuvre consacre son étude à de nouveaux programmes, nouvelles musiques en duo avec Thomas Bienabe, trio avec L'ensemble Tre Fontane,  - trio Ch'Oc - en quintet avec son nouveau groupe Zanzibar Cie  ; Rencontres, voyages multiples  qui ont en commun la recherche d'expressions nouvelles pour l'instrument à travers et au service de nouveaux répertoires et compositions ; sans oublier - élément fondamental  pour bien comprendre l'artiste - la notion de plaisir et de partage.  

 

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Chris Martineau

Elle traverse les écritures contemporaines, en tant qu’interprète, improvisatrice, et dans un travail de composition. Elle explore  la matière des sons et des mots  souvent en résonance avec des architectures et paysages. Son fil musical l’a conduite du classique à la musique contemporaine et électroacoustique. Les musiques traditionnelles ont toujours également nourri son jeu musical (enfance au pays basque, rencontre avec des musiciens irlandais, hongrois, indiens…étude de différentes techniques de cordes, et de chant).  Elle a été la partenaire de jeu de Benat Achiary dans les années 80.  Elle est en 87 la cofondatrice d’Eclats (Bordeaux)(action pédagogique).Depuis 1994, elle a interprété au sein de la compagnie lyrique Le Grain et sous la direction de Christine Dormoy, deux créations autour des musiques de Scelsi (Octologo, Khoom), Concertino pour trio de clowns (musique M.Musseau), l’opéra Vertiges (musique JP Drouet et texte de P Kermann), Philophonie (textes philosophiques et musiques improvisées)  puis Ajour de V. Novarina (avec une commande musicale pour alto et voix, création festival d’Avignon 2007 dans la Cave du Pape de la Chartreuse). Elle est également membre de plusieurs ensembles comme le quatuor d’improvisation Lux Nox Mix (Bordeaux-Budapest) du groupe d’intervention de lecture Mon Beau Miroir, des duos Barkatu Bartok  et Les Fleurs de Bach, d’un collectif de clowns, de la compagnie du sculpteur Denis Tricot (Danse et Orgue de bois).  Elle compose pour la scène, l’image, des jardins, des grottes…

 

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Julie Läderach

Violoncelliste de formation classique avec une spécialisation en musique contemporaine (Conservatoire de Luxembourg, Géorgie, Lettonie et Bordeaux) elle est dans une démarche de création et s’est tournée vers le spectacle vivant en associant le violoncelle aux différents arts de la scène. Elle inclut dans son travail le rapport corps-espace, corps-musical, corps-instrument et corps en mouvement. Elle a travaillé avec différentes formations et mène concerts et performances avec des collaborateurs à Bordeaux aussi divers que Musique de Nuit, la compagnie Intérieur Nuit, le Bordeaux Jazz Festival, Théâtre des Tafurs, ou encore l’Institut Culturel Basque, ou des musiciens géorgiens. Depuis 2006, elle joue dans le duo Les Fleurs de Bach avec Chris Martineau, avec une création jeune public à l’Opéra de Bordeaux en 2010. Elle est membre-fondatrice du collectif Les Imprévisibles, rencontre d’artistes musiciens, danseurs (Amsterdam, Zagreb et Bordeaux) réunis par la pratique de l’improvisation en spectacle. En 2009 elle est invitée en Croatie avec la danseuse Julie Oosthoek pour un workshop autour de l’improvisation. Elle joue avec le Théâtre du Phare La mort du Roi Tsongor, une adaptation du roman de Laurent Gaudé pour un conteur et une violoncelliste. Au pays basque, elle joue avec la compagnie Lagunarte pour le spectacle Dong ! et dans le duo Bihauri avec la chanteuse Maddi Oihenart (2009, Festival de Batumi en Géorgie). Elle participe à la musique du film  My son my son what have ye done de Werner Herzog composée par Ernst Reijseger à Amsterdam en 2009. En 2010, elle écrit en collaboration avec Soslan Cavadore accordéoniste, la musique du spectacle Les Fidèles, création au TNBA. En 2010 elle crée un solo AVc ou le petit théâtre sonore et privé de Rebecca Van Stahl au Musée des Abattoirs à Toulouse avec Stéphane Roussel. Basé sur un langage en filiation direct avec le théâtre musical de Mauricio Kagel mais nourri d'un champ lexical nouveau, AVc fait interagir musique visuelle et image sonore, donnant lieu à un véritable happening concertant. A venir, une création avec la Compagnie 1057 roses : poésie et théâtre d’objets.

 

 Michel Macias

Michel Macias
Près de 40 ans au service du piano à bretelles à jouer toutes les musiques qui lui passent par les oreilles, classique, jazz, rock, traditionnelle, populaire etc., Michel Macias est un musicien curieux et passionné, sensible et virevolté, admiratif du swing ravageur d’Eddy Louiss, compositeur à ses heures, improvisateur acharné, surtout depuis sa rencontre, dans les années 80, avec Bernard Lubat et de la folie magique d’Uzeste Musical. Tant d’années à faire danser les gens l’ont conduit irrémédiablement à jouer, en 1993, avec Didier Roussin, guitariste attitré de Jo Privat, et toute l’équipe de Paris Musette. Accompagnateur discret et efficace du talentueux comédien Philippe Caubère dans « Le Fou » d’Aragon, il promène, avec aisance, ses boutons de nacre là où on le demande : Christian Vieussens, Jean Mouchès, Eric Lareine, Les Manufactures Verbales etc. Après  avoir créé plusieurs formations à géométrie variable qui sont toujours d’actualité, il propose, désormais, un concert solo dans lequel il expose sa nouvelle pensée musicale, entre composition soignée et improvisation débridée !


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Jérôme Martin

Coiffeur batteur de 1976 à 1990, parcours hétéroclite, pour ce musicien qui bascule du rock au jazz en passant par la musique traditionnelle: Jazz Chamber Orchestra, Michel Macias quartet, L'Occidentale de fanfare.En 1990, il découvre les joies de l’improvisation théâtrale et du spectacle de rue, (Héros Multicartes, Ligue d’improvisation). Parallèlement, il se familiarise avec l’univers du clown et du théâtre en participant à différents stages de formation: Théâtre des Chimères, Les marches de l’été, le Bataclown, Django Edwards, Karina Bonan.Il intervient en clown dans différents contextes musicaux, (Denis Gouzil Trio, Abracadaband, Cie Lubat).En 1994, il participe à la création du Trio Catastrophe, et se produit comme clown de reprise à la CIRCA d'Auch en 95 et 97(festival de cirque).Une réflexion sur la musique et le clown l’amène à créer, avec Sylvain Roux, deux spectacles de théâtre burlesque musical:1995 La Conférance, mise en scène Cathy Drixel et 2002 Tékitoi, mis en scène par Gilles Defacque (théâtre du Prato). En 1998, il achète un accordéon et imagine le spectacle solo d’un homme orchestre loufoque: Mr Martino et son jâze où il découvre le plaisir de la tchatche et du chant!… Sa passion pour les mots, le besoin d’écrire de se raconter, de dévoiler un univers personnel s’impose, et il crée en 2003: Les Rois de la Danse, trio de chanson française…Quelques mises en scène jalonneront parallèlement toutes ces rencontres artistiques et créations.En 2005, il crée MarTintouSeul, mis en scène par C. Ducau-Martin, pour mélanger l’humour et la chanson ou simplement inventer un autre univers.En 2007, un spectacle pour enfants voit le jour, autour de la chanson et du clown: L’Insticonteur, mis en scène par C. Andral de la Cie Bougrelas avec qui il intervient sur quelques projets.Roland Bourbon l’invite sur certains spectacles de la Cie Fracas (Orlando Furioso, Le royaume de la viande, les 10 ans de Rock et Chanson).Jérôme Martin développe depuis de nombreuses années, dans plusieurs disciplines, les rencontres improbables et surprenantes où il peut, à sa guise, malaxer les genres et les moyens de s’exprimer…


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François Rossé

Compositeur et pianiste , il obtient le 1er prix au Conservatoire de Strasbourg (piano) puis 1ers prix d'écriture, d'analyse et de composition au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (classe d'Olivier Messiaen et de Betsy Jolas). Il est aussi lauréat de nombreux et prestigieux prix (2nd prix au concours national "musique et informatique" présidé par Iannis Xenakis, lauréat au Concours International de Composition de la Hochschule der Künste de Berlin puis au concours  international "Aperto"  de Bucarest, Prix National de la Sacem 1994 pour l'ensemble de sa production…etc.  En 2004, son répertoire se porte à plus de 400 oeuvres jouées sur le plan international par des formations réputées (New Ensemble de Shanghai, Nouvel Ensemble Moderne de Montréal, Ensemble "COmet" de Tokyo, Ensemble "Oh Ton" en Allemagne, Orchestre National de la Radio-Télévision  Roumaine, Ensemble "Oggi Musica" de Lugano… et en France, les ensembles 2e2m, Itinéraire, Laborintus, Ars Nova, Proxima centauri, Nouvel Orchestre Philharmonique de la radio, O.N.B.A. de Bordeaux, Philharmonique de Lorraine, Orchestre de Poitou-Charentes, Orch. Philharmonique de Brandebourg etc…). Son oeuvre et ses expériences sont particulièrement différenciées (des formations classiques aux musiques urbaines) mettant en confrontation diverses cultures, environnements sociaux (importante proposition à Ile de le Réunion confrontant créoles, jazz, musiciens classiques, oeuvre pour camions de pompiers et saxophonistes en improvisation etc.).Son engagement à travers les musiques improvisées ouvre ses rencontres sur des mondes poétiques aussi divers que ceux proposés par Mixel Etxekopar, Benat Achiary, Carlo Rizzo, Franswa Baptisto, Sylvain Kassap, Kent Carter, Etienne Rolin, Georges Petit, Barre Philipps, Denis Badault, Marc Steckar, Claude Barthélémy, Sylvain Roux, Jean-Marc Montera, l'ARFI (Chariv'arfi 2002), le groupe de Rock "Bordeaux Intensive" au festival "Alternativa" de Prague, les rencontres d'Uzeste, etc… ainsi que des collaborations avec d'autres espaces artistiques, des chorégraphes (Cie Jackie Taffanel, Florence Peyramond…), plasticiens (Françoise Cordier, Erwin Heyn…), acteurs (Théâtre des agités de Poitiers, Nathalie Boitaud (Uzeste)…, poètes (Drapiers de Strasbourg, Francis Coffinet…) et cinéma (Festival International du Film d'Aubagne, Base sous-marine de Bordeaux…).Il est régulièrement invité en tant que compositeur et improvisateur par des structures renommées :  Conservatoire Royal de Liège, Conservatoire de Moscou, Conservatoire de Bâle, Hochschule der Künste de Berlin, North-western university de Chicago, Universités de Montréal, Edmonton et Sudbury, Conservatoires Nationaux Supérieurs de Musique et de Danse de Paris et de Lyon et de nombreux conservatoires en France.


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René Martinez

Originaire des Hautes-Pyrénées, René Martinez a débuté sa carrière de beau parleur dans l'enseignement. Biologiste, pédagogue, auteur de plusieurs histoires publiées aux Editions Milan, il se décide enfin à raconter -des contes traditionnels ou ses propres histoires- seul ou avec Bernard Lubat, François Rossé, Mixel Etxecopar, Louis Sclavis ou... Sylvain Roux.

 

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Etienne Rolin

Compositeur d’origine américaine, élève de Nadia Boulanger, il cache sous un éclectisme bariolé une fidélité sans faille aux musiques vivantes alliant l’écriture à l’improvisation. C’est ainsi seulement qu’on peut comprendre sa trajectoire étonnante du pop au baroque et du jazz au contemporain. Il effectue ses études universitaires à San Francisco, obtenant des diplômes en Musique et en Philosophie. C’est en 1974 qu’il choisit la France afin de poursuivre ses études auprès de Nadia Boulanger, Olivier Messiaen, Iannis Xenakis, Ivo Malec et Franco Donatoni. Depuis 1985, il occupe le poste de Professeur d’analyse musicale au Conservatoire National de  Région de Bordeaux ; il y dirige également la classe de musique improvisée. De 1985 à 1995, il est responsable de l’atelier jazz au Conservatoire de Montauban. Intervenant pour la préparation aux diplômes d’Etat, il  effectue  des stages dans plusieurs CNR : Bordeaux, Aix en Provence, Metz, Strasbourg… Compositeur en résidence à l’Université de Poitiers (1996-1997), il est auteur de près de 300 œuvres comportant un important catalogue de pièces didactiques d’initiation aux langages actuels. Il est régulièrement invité à concevoir des cartes blanches ou des résidences de création ( Colmar, La Rochelle, Tarbes, Niort…). Ses œuvres sont commandées par des formations prestigieuses : l’Ensemble 2E2M, Accroch’Note, l’Ensemble Intercontemporain, Ars Nova et sont diffusées dans divers festivals en France et à l’étranger. Depuis, 1988, il utilise ses propres tableaux au sein de projets pluridisciplinaires intégrant la musique à la danse, la peinture, la poésie et le théâtre. Il expose à Bordeaux, Berlin, Chicago, Edinburgh, Washington… Il réalise plusieurs partitions chorégraphiques pour la Compagnie Marie-Jo Huchet, collabore étroitement avec l’écrivain et comédien Daniel Crumb, et joue, notamment, avec François Rossé, Louis Sclavis, Vinko Globokar, Daniel Humair, Antoine Hervé, Kent Carter, Bruno Maurice, Mieko Miyazaki…


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François
Corneloup

Saxophoniste autodidacte, il débute à l’âge de 16 ans dans des ateliers d’improvisation et participe, de 1985 à 1992, à la grande aventure de la Compagnie Bernard Lubat, aux côtés, entre autres, d’André Minvielle, Patrick Auzier et Laure Duthilleul. Il cofonde, en 1990, le collectif Incidences avec, notamment, Michel Godard, Jean-Marc Padovani, Sylvain Kassap, Dominique Pifarély… En 1995, il crée son premier quartet avec Rémy Chaudagne, Manuel Denizet et François Raulin et, l’année suivante, un trio avec Claude Tchamitchian et Eric Echampard. Il joue également, dans diverses formations, avec Médéric Collignon, Yves Robert, Marc Ducret, Daunik Lazro, Bruno Chevillon, Hélène Labarrière, Claude Barthélémy, Louis Sclavis, Laurent Dehors, Philippe Deschepper, Denis Fournier, Aldo Romano, Didier Lavallet, Jacques Mahieux etc. Actuellement, il tourne avec le sextet d’Henri Texier « Strada » et se retrouve régulièrement invité par le trio américain « Ursus Minor », composé de Tony Hymas, Jef Lee Johnson et Stokley Williams. Compositeur et pédagogue, il est souvent sollicité pour faire travailler les musiciens dans le domaine de l’improvisation : en 1993, il dirige « le grand comité » , 30 musiciens de l’école de musique de Couches, avec, en invités, Jean-François Canape, Renaud Garcia-Fons… ; en 1994, il prend en main la fanfare Banlieues Bleues pour le Carnaval de Sevran, et fait jouer, pour les Estivales d’Aubervilliers, en compagnie de Jean-Luc Ponthieux, 120 enfants des écoles de musique d’Aubervilliers et de la Courneuve. En 1995, il intervient pour les Rencontres Internationales de Nevers avec 50 élèves des écoles de musique de la Nièvre et, 1997, il propose des rencontres pédagogiques et concerts publics avec les écoles de musique du Mans et de sa région, lors de l’Europa Jazz Festival du Mans. En 1998, dans le même esprit, il travaille avec les écoles de musique de Nîmes pour le festival « Printemps du Jazz » et, en 1999, avec celles des Deux-Sèvres. François Corneloup est un artiste-musicien, avec ce que cela suppose d’engagement de l’individu dans une action collective : l’écoute, une certaine attitude à l’égard de l’autre, et du sens qui s’exprime par cette rencontre, une communication. Goût de donner, goût de risquer, depuis la simplicité d’un thème populaire jusqu’aux constructions les plus vertigineuses…

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